TRIBUNE LIBRE: Sambi face à la réalité
TRIBUNE LIBRE: Sambi face à la réalité
Ni vu ni connu. Pas de gagnants, pas de perdants.
Le président Sambi se confronte à la réalité du terrain et n'arrive pas à exploser sa joie après le départ de son rival, l'ancien homme fort d'Anjouan. De Damas où il prenait part à une réunion de la Ligue des Etats-arabes, Sambi a passé son temps au telephone à convaincre l'Union africaine et ceux qui l'ont accompagné dans son aventure à confirmer son vice-président Ikililou au poste de président par interim de l'Île autonome d'Anjouan mais en vain. L'Union africaine qui, ces derniers jours sent '' sa fin venir'', après ce débarquement qui n'a pas fait l'unanimité de tous les Etats dont le seul objectif est d'affaiblir l'Afrique du sud et ses alliés, a fait marche arrière et a obligé Sambi à appliquer à la lettre la Constitution d'Anjouan. Celle-ci stipule qu'en cas de vacance de pouvoir du président de l'Île, il appartient au président de la Court d'Appel de lui succéder et organiser des élections dans les 90 jours. Une pilule difficile à avaler pour Sambi sachant que l'actuel '' maître'' de l'Île autonome d'Anjouan n'est autre que l'un des bras droits de Mohamed Bacar, qui, en avril 2007, a reconnu l'élection de ce dernier en sa qualité de président de la Cour d'Appel. D'ailleurs, il figure parmi les hommes recherchés par Sambi jusqu'au jour où le ''savant'' Mouzaoir l'a intronisé au poste juteux du président interimaire.
Dans les rangs de Sambi, c'est la consternation. Sambi sent un coup venir mais ne peut en aucun moment résister à une Union africaine qui a exhorté son rêve et une France qui, après avoir essuyé les insultes du ministre de la justice Mourad et le peuple comorien, attend régler ses comptes avec ce président imprudent sans effusion de sang.
En nommant Ikililou, Sambi voulait se débarasser des anjouanais dont il est convaincu qu'ils sont tous piqués par ce virus du séparatisme mais les choses sont allées autrement et doute de pouvoir contrôler la situation.
Pendant que le peuple comorien continue à insulter la France et à manifester partout où ils se trouvent, Sambi multiplie ses remerciements à l'égard d'une France qui a respecté ses engagements après l'Accord de la honte signé à Mayotte en présence de Madeira et l'ambassadeur Job. Ce document de la honte qui autorise la France d'expulser les comoriens de Mayotte et les mal traîter avait comme contre partie le départ en fanfare de Bacar et ses lieutenants. Aujourd'hui que c'est chose faite, le gouvernement Sambi qui a toujours tendance à écouter la rue, veut nous faire croire le contraire sous la voix du ministre Mourad. Si le ministre des affaires étrangères s'est abstenu à tout commentaire, c'est parceque, il est parmi ceux qui ont conçu le document de la honte et a preferé garder son silence.
Au sein de l'Union africaine, les divisions progressent et on est allé loin car il s'avère qu'aucun mandat n'a été donné aux pays qui ont intervenu militairement à Anjouan si ce n'est l'aval du président en exercice, le tanzanien Kikwete. La question que l'on doit se poser c'est la non participation du Sénégal dans cette opération alors qu'il était au premier plan. Le président Wade, a vite fait marche arrière car il est convaincu qu'il ne peut défier l'Afrique du sud. Cette guerre à Anjouan va faire tomber des têtes au sein de l'Union. Le commissaire Djnitte qui, à plusieurs reprises a présidé des réunions sur la crise anjouanaise et qui, nous l'avons entendu ces derniers jours demander que la Constitution comorienne soit changée alors qu'il fait partie de ceux qui l'ont adopté, est entrain de faire ses valises car le nouveau président de la Commission de l'Union africaine, le gabonien Mping, ne lui fera pas cadeau. Sachez que le Gabon est derrière l'Afrique du sud.
L'impatience des uns et des autres de voir le dictateur anjouanais, le colonel Bacar partir a poussé tout le monde dans des bêtises irréparables. L'Afrique du sud qui s'est vu confier le dossier des Comores à l'issu d'un Sommet de l'Union africaine continue à se l'approprier en attendant qu'un autre sommet le désaisit. Mais pour règler leurs comptes avec ce géant du continent, la Tanzanie et le Soudant ont fait cavalier seul et tant pis pour le reste.
Nombreux dans notre pays et ailleurs sont ceux qui réclament l'extradition de Bacar pour qu'il soit jugé de crimes de guerre. Or dans les rangs du pouvoir Sambi, d'autres séparatistes et même les plus avertis conjuguent avec le maître de Beit salam, et ne s'inquiètent de rien. Pourquoi aujourd'hui, Lalizamane se trouve-t-il à la tête d'Anjouan alors qu'il fut le président de la Cour d'Appel de cette Île et bras droit deBacar? Tout simplement parce que l'Union africaine a finalement compris que le conflit qui opposait Sambi à Bacar est purement électoral. Lalizamane a appliqué le décret du code électoral stipulant que les élections doivent se tenir le même jour dans l'ensemble de l'archipel. Et le décret annulant l'élection à Anjouan était anti-constitutionnel car il n'était motivé que du fait que le président Sambi n'a pas réussi à faire campagne à Anjouan pour les siens. Rappelons-nous tous que Sambi a décollé de Hahaya et les forces africaines présentes à Anjouan pour superviser l'élection l'ont demandé de ne pas atterir et a fait demi-tour pour regagner Moroni. D'ailleurs ce vendredi là, 72 heures avant la tenue de l'élection, Sambi a passé la nuit à l'aéroport de Hahaya et c'est la bas qu'il a signé un décret annulant les élections à Anjouan. Certes, le gouvernement Bacar a exageré pendant la campagne. C'est pourquoi, l'Afrique du sud a déclaré qu'il y a eu des erreurs de la part des uns et des autres et a persisté sur le dialogue. Il serait mieux dans nos discussions ici de rappeler les choses afin d'éviter la passion.
Malgré la résistance de Sambi et son équipe, Lalizamane occupe le fauteuil de Dari Najah et effacé sur la liste des hommes recherchés par Sambi.
Je pense que le grand perdant dans cette bataille est Said Ali Mohamed à qui l'on a promis ce fauteuil et d'un coup, il a vu son rêve s'envoler comme les temps Djohar. Son ami AHMED de Bimbini, un polythologue que l'on ne cesse de lire ses belles analyses sur comores4, doit lui aussi être déçu car il a beaucoup travaillé pour que son mentor devient le nouveau homme fort d'Anjouan, une sorte de retraîte dorée. Mais tout est possible dans la mesure où dans 90 jours, des élections vont se tenir à Anjouan, et que Mr Said Ali Mohamed pourrait toujours se présenter. D'ailleurs, le polythologue Ahmed a vivement souligné que son mentor est un homme honnête, intègre, unioniste, expérimenté, et pleine de qualités qui feront qu'il soit choisi par les anjouanais. Donc, qu'on arrête la littérature et qu'on se lance sur le terrain.
Que le meilleur l'emporte et qu'on cesse cette culture de continuer à voir des enemis partout et qu'on se consacre à l'essentiel.
DJAMAL
Le président Sambi se confronte à la réalité du terrain et n'arrive pas à exploser sa joie après le départ de son rival, l'ancien homme fort d'Anjouan. De Damas où il prenait part à une réunion de la Ligue des Etats-arabes, Sambi a passé son temps au telephone à convaincre l'Union africaine et ceux qui l'ont accompagné dans son aventure à confirmer son vice-président Ikililou au poste de président par interim de l'Île autonome d'Anjouan mais en vain. L'Union africaine qui, ces derniers jours sent '' sa fin venir'', après ce débarquement qui n'a pas fait l'unanimité de tous les Etats dont le seul objectif est d'affaiblir l'Afrique du sud et ses alliés, a fait marche arrière et a obligé Sambi à appliquer à la lettre la Constitution d'Anjouan. Celle-ci stipule qu'en cas de vacance de pouvoir du président de l'Île, il appartient au président de la Court d'Appel de lui succéder et organiser des élections dans les 90 jours. Une pilule difficile à avaler pour Sambi sachant que l'actuel '' maître'' de l'Île autonome d'Anjouan n'est autre que l'un des bras droits de Mohamed Bacar, qui, en avril 2007, a reconnu l'élection de ce dernier en sa qualité de président de la Cour d'Appel. D'ailleurs, il figure parmi les hommes recherchés par Sambi jusqu'au jour où le ''savant'' Mouzaoir l'a intronisé au poste juteux du président interimaire.
Dans les rangs de Sambi, c'est la consternation. Sambi sent un coup venir mais ne peut en aucun moment résister à une Union africaine qui a exhorté son rêve et une France qui, après avoir essuyé les insultes du ministre de la justice Mourad et le peuple comorien, attend régler ses comptes avec ce président imprudent sans effusion de sang.
En nommant Ikililou, Sambi voulait se débarasser des anjouanais dont il est convaincu qu'ils sont tous piqués par ce virus du séparatisme mais les choses sont allées autrement et doute de pouvoir contrôler la situation.
Pendant que le peuple comorien continue à insulter la France et à manifester partout où ils se trouvent, Sambi multiplie ses remerciements à l'égard d'une France qui a respecté ses engagements après l'Accord de la honte signé à Mayotte en présence de Madeira et l'ambassadeur Job. Ce document de la honte qui autorise la France d'expulser les comoriens de Mayotte et les mal traîter avait comme contre partie le départ en fanfare de Bacar et ses lieutenants. Aujourd'hui que c'est chose faite, le gouvernement Sambi qui a toujours tendance à écouter la rue, veut nous faire croire le contraire sous la voix du ministre Mourad. Si le ministre des affaires étrangères s'est abstenu à tout commentaire, c'est parceque, il est parmi ceux qui ont conçu le document de la honte et a preferé garder son silence.
Au sein de l'Union africaine, les divisions progressent et on est allé loin car il s'avère qu'aucun mandat n'a été donné aux pays qui ont intervenu militairement à Anjouan si ce n'est l'aval du président en exercice, le tanzanien Kikwete. La question que l'on doit se poser c'est la non participation du Sénégal dans cette opération alors qu'il était au premier plan. Le président Wade, a vite fait marche arrière car il est convaincu qu'il ne peut défier l'Afrique du sud. Cette guerre à Anjouan va faire tomber des têtes au sein de l'Union. Le commissaire Djnitte qui, à plusieurs reprises a présidé des réunions sur la crise anjouanaise et qui, nous l'avons entendu ces derniers jours demander que la Constitution comorienne soit changée alors qu'il fait partie de ceux qui l'ont adopté, est entrain de faire ses valises car le nouveau président de la Commission de l'Union africaine, le gabonien Mping, ne lui fera pas cadeau. Sachez que le Gabon est derrière l'Afrique du sud.
L'impatience des uns et des autres de voir le dictateur anjouanais, le colonel Bacar partir a poussé tout le monde dans des bêtises irréparables. L'Afrique du sud qui s'est vu confier le dossier des Comores à l'issu d'un Sommet de l'Union africaine continue à se l'approprier en attendant qu'un autre sommet le désaisit. Mais pour règler leurs comptes avec ce géant du continent, la Tanzanie et le Soudant ont fait cavalier seul et tant pis pour le reste.
Nombreux dans notre pays et ailleurs sont ceux qui réclament l'extradition de Bacar pour qu'il soit jugé de crimes de guerre. Or dans les rangs du pouvoir Sambi, d'autres séparatistes et même les plus avertis conjuguent avec le maître de Beit salam, et ne s'inquiètent de rien. Pourquoi aujourd'hui, Lalizamane se trouve-t-il à la tête d'Anjouan alors qu'il fut le président de la Cour d'Appel de cette Île et bras droit deBacar? Tout simplement parce que l'Union africaine a finalement compris que le conflit qui opposait Sambi à Bacar est purement électoral. Lalizamane a appliqué le décret du code électoral stipulant que les élections doivent se tenir le même jour dans l'ensemble de l'archipel. Et le décret annulant l'élection à Anjouan était anti-constitutionnel car il n'était motivé que du fait que le président Sambi n'a pas réussi à faire campagne à Anjouan pour les siens. Rappelons-nous tous que Sambi a décollé de Hahaya et les forces africaines présentes à Anjouan pour superviser l'élection l'ont demandé de ne pas atterir et a fait demi-tour pour regagner Moroni. D'ailleurs ce vendredi là, 72 heures avant la tenue de l'élection, Sambi a passé la nuit à l'aéroport de Hahaya et c'est la bas qu'il a signé un décret annulant les élections à Anjouan. Certes, le gouvernement Bacar a exageré pendant la campagne. C'est pourquoi, l'Afrique du sud a déclaré qu'il y a eu des erreurs de la part des uns et des autres et a persisté sur le dialogue. Il serait mieux dans nos discussions ici de rappeler les choses afin d'éviter la passion.
Malgré la résistance de Sambi et son équipe, Lalizamane occupe le fauteuil de Dari Najah et effacé sur la liste des hommes recherchés par Sambi.
Je pense que le grand perdant dans cette bataille est Said Ali Mohamed à qui l'on a promis ce fauteuil et d'un coup, il a vu son rêve s'envoler comme les temps Djohar. Son ami AHMED de Bimbini, un polythologue que l'on ne cesse de lire ses belles analyses sur comores4, doit lui aussi être déçu car il a beaucoup travaillé pour que son mentor devient le nouveau homme fort d'Anjouan, une sorte de retraîte dorée. Mais tout est possible dans la mesure où dans 90 jours, des élections vont se tenir à Anjouan, et que Mr Said Ali Mohamed pourrait toujours se présenter. D'ailleurs, le polythologue Ahmed a vivement souligné que son mentor est un homme honnête, intègre, unioniste, expérimenté, et pleine de qualités qui feront qu'il soit choisi par les anjouanais. Donc, qu'on arrête la littérature et qu'on se lance sur le terrain.
Que le meilleur l'emporte et qu'on cesse cette culture de continuer à voir des enemis partout et qu'on se consacre à l'essentiel.
DJAMAL
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