TRIBUNE LIBRE: '' Quand on est resté longtemps cloué dans le noir, les yeux finissent par s'habituer''

Publié le par habari

Ce proverbe serbe est l'incarnation parfaite de ceux qui ont initié le séparatisme anjouanais et qui, malgré leurs nouveaux habits ''d'unionistes'' mais n'arrivent pas à se débarasser du mal. Il est clair que ceux qui ont mis à notre disposition ces forums pour que tout le monde s'exprime, font un sacré boulot et nous leur devons reconnaissance, malgré la mauvaise foi de certains ici, qui veulent toujours qu'on aille dans le même sens que Sambi si non on aura droit à des insultes et à des accusations gratuites. Personnelement, je ne suis pas de ceux qui cèdent à la pression et je continuerai à livrer mon opinion tout en acceptant des critiques fondées et non des injures qui ne font que rabaisser le débat. J'invite les supporters de Sambi d'adopter un comportement saint afin d'aider ces forums comme le fait Comorobeach à rehausser le débat.

Permettez moi ici de dire que le gouvernement comorien a fini par avouer qu'il est l'initiateur de l'Accord de la honte qui autorise la France à expulser les comoriens de Mayotte et je persiste que la contre partie de cet Accord n'est rien que la fuite organisée de Mohamed Bacar. Aujourd'hui que le peuple demande de comptes, Sambi et son gouvernement se sont précipités de signer un simple papier adressé aux agences de voyage de refuser d'embarquer '' des clandestins'' en provenance de Mayotte. La question que l'on doit se poser et sans passion est simple. Pourquoi ce bout de papier n'a pas été signé avant la fuite organisée de Bacar? Tout simplement parceque dans cet Accord de la honte, il a été précisé que la contre partie du départ de l'ancien homme fort d'Anjouan est l'aval du gouvernement comorien d'accepter que les comoriens victimes du visa Balladur se trouvant à Mayotte sont considerés des '' clandestins''.

Aujourd'hui que c'est fait, les autorités comoriennes veulent détourner l'opinion en entraînant les comoriens à s'en prendre à la France.

Il faut poser les vrais problèmes et éviter surtout de passer à côté de l'essentiel. Certains à Anjouan et dans les milieux de Beit salam, continuent à nous faire croire que la nomination de Lalizamane au poste de président interimaire a eu l'aval de tous les anjouanais et Sambi aurait pu nommer un autre ou décréter l'état d'urgence à Anjouan. Qu'on arrête de nous prendre pour des imbéciles. Avant ce débarquement, Sambi a été bien notifié par l'Union africaine qu'une fois l'opération '' Démocratie aux Comores'' aura réussie, la Constitution sera appliquée à la lettre. Et comme son souci majeur est de voir ce dictateur quitter le pouvoir, Sambi a tout paraphé et il est allé jusqu'à dire que c'est '' de la nivaquine mais je suis obligé d'avaler''. Donc, qu'on arrête de raconter de bêtises. Comment Lalizamane qui figure jusqu'aujourd'hui sur la fameuse liste des hommes recherchés par Sambi et l'Union africaine, est parvenu à atterir sur le fauteuil de Dari Najah? Il faut le rappeler ici que 48 heures après le débarquement, Sambi a anticipé en nommant son bras droit Ikililou à ce poste de président interimaire mais vite les choses se sont allées autrement et Sambi est rattrapé par la constitution d'Anjouan. Ceux qui refusent ici que Llalizamane n'était pas dans le cercle de Bacar, qu'ils nous prouvent le contraire car jusqu'à preuve de contraire , c'est lui qui a validé l'élection du colonel dictateur et qui, à travers son règne, a validé plusieurs actes jugés anti-constitutionnel. D'ailleurs, nous avons vu son premier geste après son intronisation, c'est-à-dire nommer des secretaires généraux à la place des ministres. Avec Bacar il avait l'habitude d'appliquer la loi comme il l'entendait et il faut qu'on s'attende à des coups de théâtre avec cet éminent juriste.

Dans les rues de Mutsamudu et partout à Anjouan, chaque jour qui se lève, des dizaines de personnes sont torturées et des actes de vandalismes continuent d'animer l'Île. Et personne au sein du gouvernement de l'Union ne dénonce ces actes. Je comprends parfaitement la haine de ceux qui se considèrent comme les bêtes noires du régime Bacar mais on ne résoud pas la violence par la violence. Nous nous approchons à un génocide et on peut dire tout ce qu'on veut mais c'est la réalité. Maintenant la joie de libération d'Anjouan est encore '' fraîche'' mais dans les mois à venir les mauvais esprits vont se réveiller et la situation va dégenerer. Il faut que nous ayons la culture de prévoir les choses même si cela ne va plaire à certains mais notre devoir est d'appeler tout le monde à la raison. L'actuel président interimaire, Lalizamane, n'est autre qu'un séparatiste mais comme le séparatisme n'épargne personne à Anjouan à l'exception de quelques uns qui, je suis certain, ne seront jamais dans le cercle du pouvoir, j'avoue que nous avançons dans les pas de Bacar, Abeid, Abdallah Ibrahim et autres.

Ceux qui ont soutenu la nomination de Lalizamane sont sans doute les séparatistes d'hier, devenus '' unionistes'' aujourd'hui et qui ont peur d'être dénoncés. Il s'agit de Mohamed Nafion, Ibrahim Abdallah Ibrahim, Antoy Abdou, Said Ali Daoud, des Hauts gradés de l'ancienne FGA ( Force de la gendarmerie d'Anjouan), et tant d'autres.
Oui, Bacar est parti mais le séparatisme et les séparatistes sont là.

DJAMAL
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