Encore une embrouille de notre premier partenaire pyromane !

Publié le par habari

Oui, mes chers compatriotes, nous devons gober aveuglément les déclarations de M. Christian Job, ambassadeur des affaires coloniales aux Comores. Selon lui, un problème de GPS conjugué à une panne sèche de kérosène a entraîné le crash d’un aéronef français sur les côtes anjouanaises (…). Franchement, j’ai toujours cru que les Français nous prenaient pour des imbéciles, des écervelés (lire les écrits de M. Deschamps, ex-ambassadeur aux Comores) mais là, je crois que la couleuvre est un peu dure à avaler. Monsieur le proconsul aux affaires coloniales, les choses ne sont pas aussi limpides et simples que vous souhaitez nous le faire croire. On nous parle d’un atterrissage d’urgence et après d’un vrai crash. Révisez donc votre copie ! Il est vrai que dans cette affaire, il faut être ingénieur aéronautique pour savoir ce qui s’est réellement passé. Et pourtant, certaines questions simples n’ont pas obtenu de vraies réponses. L’aéronef étant dépourvu d’instruments de bord lui permettant de voler en toute sécurité la nuit, pourquoi la préfecture de Mayotte a-t-elle pris le risque de solliciter la compagnie pour une opération nocturne ? Certainement qu’il y avait urgence. De quoi s’agissait-il ? Pourquoi la balise de détresse ne s’est-elle pas déclenchée après le crash, ce qui aurait permis la localisation rapide de l’appareil ? Mystère ! Pourquoi les survivants ont-ils attendu neuf heures pour donner signe de vie alors qu’ils ont été pris en charge par les gendarmes de Bacar, quelque temps après le crash ? Autant de questions qui resteront longtemps sans réponse. Il ne faut pas vous creuser les méninges. C’est le principe de base de la françafrique : l’opacité ou la désinformation. Quand les spécialistes nous précisent que l’hélicoptère Clipper R.44 a une autonomie de 740 km et sachant que les deux îles de Mayotte et d’Anjouan sont seulement séparées de 70 km, cela revient à déduire que l’avion a fait dix fois le trajet avant de s’écraser. L’équipage a dû avoir le tournis. En outre, la ville de Sima où s’est produit l’accident, se situe à l’autre extrémité de l’île d’Anjouan par rapport à Mayotte. Il est vrai que le GPS n’est pas de fabrication française, mais nous devons aussi nous interroger sur la capacité des pilotes opérant à Mayotte. Je reste persuadé que l’ambassadeur de France à Moroni et son camarade, préfet de Mayotte, nous prennent vraiment pour des idiots. Mes chers compatriotes, ne vous tuez pas à chercher, on ne saura jamais rien des vrais motifs de cette mission très spéciale qui va bientôt être classée « Confidentiel défense ». C’est à dire, circulez, rien à signaler, il ne s’est rien passé. Après tout, au mépris des mesures édictées par l’Union Africaine que la France a pris l’engagement de faire respecter, le bateau Marie-Galanta n’a jamais arrêté ses traversées entre Mayotte et Anjouan. Par contre, nous citoyens comoriens, sommes vigilants et constatons que malgré la préoccupation et la soi-disant disponibilité exprimées par la France d’aider le président Sambi, ce pays continue encore à jouer habilement, sa partition du double jeu et du principe de diviser pour mieux régner. Seuls M. Dossar, directeur de cabinet chargé de la défense, et son ami ministre des Affaires étrangères croient encore aveuglément à la sincérité de la France. Nous autres, émettons de sérieuses réserves et attendons la suite (…)

Ahmed

Source: CLICANOO
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