Quand le linge sal se lave en public: Qui trompe qui?

Publié le par habari

Djamal
Tribune libre


De l'Assemblée de l'Union des Comores en passant par Beit Salam jusqu'au ministère des Affaires étrangères de la République française, avec un tout petit escale au siège du Front national de Jean Marie Lopen, la situation s'aggrave et ce que l'on croyait une simple opération pour destituer l'ancien homme fort d'Anjouan devient une affaire d'Etat et creuse '' la tombe'' des uns et des autres.
Depuis la fuite organisée du dictateur Bacar après le demi succès de l'opération '' Démocratie aux Comores'', une autre guerre a déclanchée, celle d'une avalanche de communiqués qui conduisent ltoutes les parties à laver leur linge sal en public.
Le parlement de l'Union des Comores par la voie de son président Dhoiffirou Bounou, originaire de Moheli, accuse ouvertement la France d'organiser la fuite de Bacar. Il a également mis en cause leprésident Sambi et son gouvernement qui, tout au long de l'opération '' Démocratie aux Comores'', n'ont pas initié le parlement. Il regrette que le président Sambi ait pris tout seul la décision de nommer le président intérimaire, un fervent sépartiste qui figure sur la liste des hommes recherchés par l'Union africaine et le gouvernement comorien sans consulter le parlement. Au Quai d'Orsay, on n'a pas entendu longtemps pour réagir. '' Malgré la présence à Anjouan d'importants contingents militaires comoriens et africains, M. Bacar a pu en partir dans des circonstances non éclairées à ce jouret entra illégalement à Mayotte'', a déclaré la porte parole du ministère des Affaires étrangèresfrançaises.
qcqeux qui disent ici, je cite '' Djamal est coutumier de ce genre d'allégations mensongères et diffamatoires'', qu'ils prennent le temps qu'il faut pour interprêter cette déclaration de Pascale Andréani.
Cette phrase est l'explication parfaite de ce que je viens de relater ici et qu'on m'accuse de menteur. N'ayons pas la mémoire courte et regardons l'histoire avec honnêtété. Qui n'a pas vu dans le monde entier sur FRANCE2 dans le journal de 13 heures de Pujadas, le directeur de cabinet et ministre de la défense de Sambi, Mohamed Dossar, accompagné de Christian Job, ambassadeur de France aux Comores et de Francisco Madeira, envoyé spécial de l'Union africaine, débarquer à Mayotte et accueilli par le prefet de cette partie de notre territoire pour signer l'Accord de la honte? Certes, on ne nous a pas montré la cérémonie de signature mais une semaine après, la France expulsait sur Moheli ceux qu'ils appelent '' les clandestins'', et d'ailleurs, le président de l'Île autonome de Moheli s'était révolté contre cette décision avant d'être reçu par Sambi pour le faire taire. Ceux qui demandent ici ce document, qu'ils s'adressent ches Dossar car nous ne le detenons pas mais ce qu'on peut dire ici, cet Accord avait comme objectif, faire partir le dictateur d'Anjouan et ses lieutenants et en contre partie, accepter que Mayotte est française et que tout comorien se trouvant dans cette partie de notre territoire sans titre de séjour doit être expulsé. La France n'a fait qu'appliquer l'Accord et il appartient aux autorités comoriennes de s'expliquer et de dire la vérité. Ces différentes manifestations dénonçant l'ingérencede la France dans nos affaires sont tout à fait légitimes et je me souscris dessus, mais je pense qu'il fallait manifester le jour où l'on a su que nos compatriotes sont expulsés vers l'Île de Moheli avec la caution des autorités comoriennes. Je sais que cette vérité va déranger et j'aurais droit à toutes les injures mais je suis totalement confiant.
Pour redorer son image, le gouvernement comorien qui a tendance à écouter la rue pour agir, n'a pas tarder à publier un arrêté adressé aux agences de voyage interdisant le transport de ce qu'ils appelent aujourd'hui '' des comoriens'' et non '' des clandestins'' parce que Bacar est parti et qu'ils ont obtenu gain de cause. Et très vite, Jean Marie Lopen a réagi dans le même sens que Dossar devant le prefet de Mayotte, en affirmant que '' Mayotte est française''. Mais je dis ici à Lopen que Mayotte est comorienne et le restera toujours. Quant aux auteurs de cet Accord, qu'ils sachent qu'ils seront jugés pour lourde trahison.
La France adopte ce quelle a coutume à dire '' secret d'Etat'', et c'est pourquoi elle ne veut pas tout déballer mais la déclaration de Pascale Andréani en dit plus.
Cette opération ''Démocratie aux Comores'' est en mon sens positive car non seulement elle a permis le départ du dictateur Bacar, une occasion de tester la psychologie de vrais séparatistes se trouvant aux côtés de Sambi mais aussi permettra aux deux pays qui ont pris part à ce débarquement notamment le Soudan et la Tanzanie de '' jouer'' dans la cour des bons élèves de la démocratie. Le premier aura une pensée sur les milliers de personnes qui meurent au Darfour, et le second, pour la première fois dans son histoire, par la voie de son président Kikwetre et président en exercice de l'Union africaine, presentera des excuses aux centaines de familles comoriennes après le massacre organisé des ressortissants comoriens tués à Zanzibar.
Que le président tanzanien sache que nous n'avons pas oublié ces massacres et nous attendons toujours des excuses. Je prie ici ceux qui ont été à fond pour ce débarquement de ne pas m'en vouloir car je ne fais que relater l'histoire même si je reconnais que la Tanzanie nous a aidé pour faire partir le dictateur d'Anjouan.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article