Sambi dans quelques jours à Anjouan

Publié le par habari

Sambi dans quelques jours à Anjouan

CLICANOO.COM | Publié le 4 avril 2008

L’ayatollah Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est de retour à Moroni. Le président de l’Union des Comores devrait séjourner quelques jours en Grande-Comore avant de regagner (on parle de samedi) Anjouan. Dans l’île dont il est originaire, il espère recevoir un accueil triomphal digne d’un “libérateur” avec pour thème de son discours : “Libérer les Anjouanais et l’ensemble des Comoriens du séparatisme qui règne dans son île depuis plus de 11 ans”. Selon des indiscrétions recueillies, un remaniement ministériel ainsi qu’un changement de son cabinet sont attendus dans les prochaines semaines. Enfin, une conférence inter-comorienne sur l’ensemble des défaillances des actuelles institutions de l’Union des Comores est à prévoir. Et au premier rang de ces « défaillances institutionnelles », on cite une révision de l’intérim en cas de vacance du pouvoir sur l’une des trois îles composant l’Union des Comores : Grande-Comore, Mohéli et Anjouan. Sambi auraient en effet aurait très mal digéré la nomination de Laili Zamane Abdou comme chef de l’exécutif provisoire d’Anjouan après la vacance du colonel Mohamed Bacar. “De Damas où il prenait part à une réunion de la Ligue des États arabes, raconte un observateur très proche de la vie politique comorienne, Sambi a passé son temps au téléphone à convaincre l’Union africaine et ceux qui l’ont accompagné dans son aventure à confirmer son candidat, un des vice-présidents de l’Union, Ikililou, au poste de président par intérim de l’île autonome d’Anjouan.” Une démarche vaine. L’Union africaine qui, ces derniers jours sent “sa fin venir’”, après ce débarquement qui n’a pas fait l’unanimité de tous les États dont le seul objectif est d’affaiblir l’Afrique du Sud et ses alliés, a fait marche arrière et a obligé l’ayatollah à appliquer à la lettre la constitution d’Anjouan. Celle-ci stipule qu’en cas de vacance de pouvoir du président de l’île, il appartient au président de la cour d’appel de lui succéder et organiser des élections dans les 90 jours.

Un nouveau séparatiste à la tête d’Anjouan

Une pilule difficile à avaler pour Sambi sachant que le nouveau’’maître’’de l’île autonome d’Anjouan, aujourd’hui, n’est autre que l’un des bras droits du “rebelle” Mohamed Bacar qui, en avril 2007, a reconnu l’élection de ce dernier en sa qualité de président de la cour d’appel. Le comble c’est que, fiché comme “séparatiste”, Lailizamane Abdou Cheik figurait parmi les hommes recherchés jusqu’à ces derniers jours où on l’a intronisé président intérimaire d’Anjouan. Autre objectif de “Aya” enfin, le plus important celui-là et qui risque de faire remonter la tension dans les îles de l’Union : modifier la constitution qui donne une autonomie à chacune d’entre elles pour leur faire perdre l’indépendance de gestion acquise après l’insurrection d’Anjouan en juillet 1997 et les accords de Fomboni en 2001. Dans les rangs de Sambi, c’est la consternation. Le fantôme du séparatisme n’a pas fini de gâcher les nuits de l’ancien élève des universités iraniennes

B. A.

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M
Je demande au président Sambi de savoir que d'ici deux ans c'est nous qui seront à Beit Salam!!<br /> En ce qui concerne Mayotte; je pense que c'est incoscient de notre part de nous comporter ainsi car Mayotte est un peuple qui peut decider. En tout cas, je n'ajouterai rien mais on dit que Sambi veut chager notre constitution et ce qui est vrai c'est que lui même il a dit qu'il veut des revisions sur les defaillances! Il n'y aucune defaillances et c'est pas à lui de remettre en cause cette constituion! Iln'a aucun droit sur nos îles. Il ne peut pas nous empecher d'être d'avoir notre presidence!!
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