TRIBUNE LIBRE: Enfin, Son Excellence Oustadhe A.A.M. Sambi a fini par ''comprendre''

Publié le par habari

L'Île Djoumbé Fatima qui a servi comme quartier général de l'Armée Nationale de Développement et des Forces militaires tanzaniennes et soudanaises pour lancer l'offensive contre le colonel rebelle, M. Bacar, a vite fermé la paranthèse de l'opération '' Démocratie aux Comores'' pour ouvrir une nouvelle page, celle des présidentielles de 2010.

C'est devant une immense foule venue de tous les coins de Moheli que Sambi a clairement compris que la Constitution qui l'a élue ne peut en aucun moment faire l'objet de retouche. Lon doit noter ici que même les cdres mohéliens exerçant dans l'administration centrale à Moroni ont fait le déplacement pour justifier le '' carton rouge'' qu'ils avaient délivré à l'Ayatollah, trois semaines après le débarquement.

Les orateurs qui se sont succédés à la tribune et en particulier le président de l'Île Mohamed Ali Said, n'ont laissé aucune porte de sortie au président Sambi qui, dans sa strategie a toujours cru que la libération d'Anjouan lui servira d'alibi pour réaliser le rêve de ses amis iraniens qui souhaiteraient le voir se maintenir au pouvoir pour longtemps. Mais les cartes sont jouées autrement et c'est la consternation dans les rangs de Sambi. La plus grande déception s'enregistre dans les rangs des 11 partis qui ont soutenu Sambi pendant le débarquement et qui lont promis de se pencher dans la révision de la Constitution avec contre partie leur entrée au gouvernement. Sambi qui a clairement compris qu'en mai 2010 ne sera pas à Beit Salam ne voit que la fin de son mandat et n'entend pas perturber ses hommes et sa politique.

Dans les rues de la capitale et chez certains hommes politiques, après la victoire des mohéliens, d'obtenir la garantie sur la Tournante, nombreuses interrogations surgissent sur le financement de l'opération '' Démocratie aux Comores''. Nous avons entendu dire par les autorités de notre pays que l'opération a été financé en grande partie par la Lybie. Quant à la France, elle a assuré la logistique. Or, la situation économique du pays est déplorable. Les fonctionnaires accusent plus de 4 mois d'impayés de salaire, les hôpitaux agonisent, la MAMWE a rendu son '' âme'', et les les prix des denrées de première necessité ont flambé. Tout ceci a un lien avec le débarquement car qu'on le veuille ou pas, il a coûté cher au pays. C'est en ce sens que nous demandons au président Sambi de nous dire clairement comment l'argent public a été employé pendant cette guerre. Ceci pour éviter qu'après son mandat, des hommes et des femmes qui assument aujourd'hui de hautes responsabilités à ses côtés, se voient demain humiliés et traîner devant la justice comme ce fut le cas des digntaires de l'ancien régime qui croupissent en prison aujourd'hui.

Ces '' grands bandits'' comme on les appelle chez nous, sont reprochés de malversations financières comises pendant l'exercice de leurs fonctions de ministres. L'heure n'est pas aux réglements de compte. Sambi a initié une nouvellephilosophie très appréciée par les comoriens, notamment celle qui touche la vérification des caisses de l'Etat après l'arrivée de nouvelles autorités. Il s'avère qu'à l'heure qu'il est les caisses de l'Etat sont au rouge et les comoriens ont besoin des explications pour éviter que demain les autorités d'aujourd'hui croupissent demain en prison comme le sont d'autres alors qu'on sait que l'argent de l'Etat est utilisé aujourd'hui comme hier et avant hier pour de raisons d'Etat.

Je ne prends pas le risque ici d'avancer un chiffre par rapport à l'argent utilisé pendant le débarquement à Anjouan mais ce qui est certain,le montant est surprenant. C'est pourquoi les proches de Sambi au lieu de menacer qu'ils vont nous coller un procès sur nos dos parcequ'on ose parler de leur idole, qu'ils prennent le temps de le conseiller à être transparent car nous ne sommes pas élevés dans une culture de voir des hommes et des femmes qui ont eu à assumer de hautes fonctions, traîner dans la boue.
Nous disons ici les choses telle qu'elles sont et cessons de traîter les gens de séparatistes parcequ'on soulève des vérités qui dérangent.

Pour rappel, l'un des '' bandits'' de l'ancien régime qui séjourne à la prison de Moroni est reproché par la justice de demander au ministre des finances de l'époque le décaissement de quelques millions de nos francs pour financer un voyage de l'ancien président de l'Union et donner une bouffée d'oxygène à nos missions diplomatiques à l'exterieur. Cet argent a été prelevé aux Hydrocarbures et régularisé par le circuit financier. Or la justice l'a condamné. Je ne suis pas habile à commenter une décision de la justice, mais je rappelle ici que plusieurs voyages de l'actuel président, sont financés par la taxe unique des hydrocarbures, ce qui est juste au moment où le pays n'a pas d'autres ressources et je vois mal demain qu'on vient le coffrer avec les siens parcqu'ils ont utilisé l'argent public. Si j'ai illustré ma démarche par cet exemple, c'est encore une fois qu'on éviteque de tels procès viennent envénimer la situation demain. Donc, comme la fin s'approche, il faut absolument de la transparence. C'est ma modeste contribution et je me soumets à vos critiques.

'' kUNDZA MBI KE PVIMWA MDZIMA. APVENGE YE YAMBWA AKILI YAYISHIYA HONDRIHA NA MPBAPVI''
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