Le gouvernement comorien veut réformer le système d'état civil national
APA-Moroni (Comores) L'Union des Comores a lancé lundi, sur la base de trois rapports nationaux, un vaste chantier de réforme de son système d'état civil pour inciter les citoyens à enregistrer les naissances, mariages et décès.
« Pour une bonne planification du développement, il nous faut avoir des statistiques fiables en matière d'état civil » a déclaré le secrétaire général du ministère de la Justice et des réformes administratives, M. Chanfi Issimaila.
De nombreux cadres comoriens, assistés d'un expert international d'origine sénégalaise, se penchent notamment sur les dimensions socioculturelle, statistique et juridico-légale de l'état civil comorien.
Une stratégie de communication a ainsi été élaborée dans la perspective du lancement, à moyen terme, d'un projet national en la matière.
« On ne peut s'attendre au succès de la gestion administrative de l'état civil sans s'assurer de la compétence du personnel qui en a la charge. Or, il est un fait que les officiers d'état civil dans notre pays n'ont pas, pour la plupart, les qualifications professionnelles requises », a estimé le juriste Abdoul-Kader Ahmed.
De nombreuses contraintes expliquent les dysfonctionnements de l'état civil aux Comores, notamment le coût des actes d'état civil, jugé exorbitant pour le Comorien moyen, la prédominance de la religion, particulièrement sur les matières familiales comme les actes de mariage, mais surtout la méconnaissance des droits et devoirs des citoyens.
« Pour une bonne planification du développement, il nous faut avoir des statistiques fiables en matière d'état civil » a déclaré le secrétaire général du ministère de la Justice et des réformes administratives, M. Chanfi Issimaila.
De nombreux cadres comoriens, assistés d'un expert international d'origine sénégalaise, se penchent notamment sur les dimensions socioculturelle, statistique et juridico-légale de l'état civil comorien.
Une stratégie de communication a ainsi été élaborée dans la perspective du lancement, à moyen terme, d'un projet national en la matière.
« On ne peut s'attendre au succès de la gestion administrative de l'état civil sans s'assurer de la compétence du personnel qui en a la charge. Or, il est un fait que les officiers d'état civil dans notre pays n'ont pas, pour la plupart, les qualifications professionnelles requises », a estimé le juriste Abdoul-Kader Ahmed.
De nombreuses contraintes expliquent les dysfonctionnements de l'état civil aux Comores, notamment le coût des actes d'état civil, jugé exorbitant pour le Comorien moyen, la prédominance de la religion, particulièrement sur les matières familiales comme les actes de mariage, mais surtout la méconnaissance des droits et devoirs des citoyens.
IM/od/APA 19-05-2008
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