| Dans un arrêt rendu mardi 20 mai, la Cour constitutionnelle de l'Union des Comores a validé cinq candidatures à l'élection présidentielle de l'île autonome d'Anjouan, prévue le 15 juin prochain. Aux termes de cet arrêt, seuls sont autorisés à solliciter le suffrage des électeurs les candidats Bacari Abdou (député de la 1ère circonscription d'Anjouan), Bastoine Soulaimana (ancien magistrat), Mohamed Djaanfari (vice-président de l'Assemblée nationale, entrepreneur et officier de l'armée française à la retraite), Moussa Toybou (ingénieur du BTP) et Sondi Abdou Latuf Soilihi (entrepreneur). La candidature de Mohamed Bacar, président déchu de l'île depuis le débarquement de la coalition AND/UA en mars dernier, a été invalidée, comme le réclamaient les candidats Moussa Toybou et Bacari Abdou, ainsi que le ministre en charge des élections et le président de la Commission électorale nationale indépendante. Selon l'arrêt de la Cour constitutionnelle, l'ancien dictateur a été condamné le 15 mai dernier à "5 ans d'emprisonnement ferme assortis de 5 ans de privation de ses droits civiques et politiques pour usurpation de titre" par le tribunal correctionnel d'Anjouan –on ne sait encore pour quels faits. A noter que le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, soutient très ouvertement Moussa Toybou. Son principal concurrent est Mohamed Djaanfari, qui était arrivé en troisième position lors des élections présidentielles de l'Union, en 2006 (derrière Sambi et Halidi). Les cinq candidats sont les mêmes qui comptaient se présenter aux élections initialement prévues en juin 2007, avant que Bacar ne conserve le pouvoir en organisant une parodie de scrutin. VM (avec Panapress) |