DECLARATION DU CANDIDAT Mohamed DJAANFARI

Publié le par habari

Dans l'ensemble de l'île d'Anjouan, le climat politique se détériore et la démocratie se trouve menacée. Ceci est le résultat d'une politique partisane et clientéliste d'intimidation d'agents de la fonction publique et du para- public, d'embauche de personnel, de libération très sélective et opaque des prisonniers du débarquement.

En effet des fonctionnaires, des cadres supérieurs, des professeurs certifiés sont menacés de licenciement, suspension ou affectation arbitraire du fait de leur soutien à un autre candidat que Moussa Toybou.

Ainsi les établissements scolaires de Sima sont fermés et les cours suspendus depuis plusieurs semaines sans que cela préoccupent les responsables de l'éducation.

Il n'est un secret pour personne que le Secrétaire général Maskati de Moya, Said Omar Azihar dit Sédo tout comme Abdou Sidi dit Flon, pour ne citer que ces cas les plus en vue, ont été obligé de renoncer à soutenir Mohamed Djaanfari afin de pouvoir continuer à assumer leur toute nouvelle fonction.

Le Secrétaire général, Docteur Salami a tenu une réunion en vue d'influencer les proviseurs, les directeurs des collèges et écoles primaires pour les inciter à voter en faveur de son candidat, Moussa Toybou.

Cette politique menée par les autorités de transition a été condamné par le Président Sambi qui a déclaré, au Stade de Missiri, n'avoir jamais ordonné aucun licenciement.

Par ailleurs Moussa Toybou se vante partout d'être le candidat du Président Sambi. Ce discours est rendu crédible par le fait que dans les manifestations officielles ou culturelles organisées à Anjouan, ce candidat est toujours placé à côté du Président Sambi ignorant complètement le protocole et bafouant ainsi les Constitutions de l'Union et de l'île. C'est peut être pour tout cela que ce candidat s'est permis de déployer dans son quartier une banderole de sa propagande alors que la campagne n'est pas encore ouverte. Et c'est aussi sans doute pourquoi les listes électorales ne sont pas toujours affichées dans des lieux neutres. A Mutsamudu à Frahani, quartier de Moussa Toybou, c'est son propre frère qui garde ces listes. Il en est de même à Pama. Pour la plupart des autres quartiers de Mutsamudu les afficheurs sont, par le grand hasard des choses selon la Commission Electorale Insulaire, des partisans de Moussa Toybou.

Au total, Moussa Toybou est traité autrement qu'un simple candidat parmi les cinq autorisés par la Cour constitutionnelle à solliciter le suffrage des électeurs anjouanais.

Il va sans dire que c'est là une atteinte inacceptable à la démocratie et à l'état de droit.

Nous nous élevons contre ces pratiques utilisant les moyens de l'Etat au profit d'un seul candidat. Pratiques qui, en créant des mécontentements et des crispations au sein de la population, ne favorisent pas un climat serein pour des élections libres, démocratiques et transparentes.

Nous sollicitons l'intervention du Président de l'Union son excellence Ahmed Abdallah SAMBI pour dénoncer d'une part vigoureusement ces tentatives d'instrumentalisation de moyens de l'Etat au profit d'un seul candidat et pour continuer d'autre part à œuvrer afin que la libération d'Anjouan réussisse à faire voter librement les Anjouanais pour l'exécutif de l'île dans un climat apaisé. Conditions pour une consolidation de la paix sociale et de la réconciliation nécessaires à la lutte contre la pauvreté et pour le développement d'Anjouan.

Fait à Mutsamudu le 25 mai 2008
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