Les licenciés de l'Ortc iront ''jusqu'au bout''

Publié le par le mohelien

Un comité de défense des licenciés de l'Ortc s'est présenté hier aux journalistes et a fait état de son intention de porter leur affaire devant la justice, devant les organisations nationales de protections des droits de l'homme, les notables et ''devant Dieu''. (Hitima).

Les intéressés s'estiment victimes de ''licenciements massifs et abusifs'', a expliqué, Ousseine Ahamada, ancien directeur des affaires financières et administratives, renvoyés avec cent cinquante autres agents. Il a indiqué que depuis l'arrivée du nouveau président directeur général, Djaffar Mohamed Ahmed Mansoib, trois vagues de licenciement ont eu lieu touchant en tout 151 personnes.

Les agents concernés se croient doublement lésés : ''nous avons été renvoyés sans aucune concertation et puis nous n'avons pas eu droit au préavis et aux indemnités de licenciement'', ont soutenu leurs représentants.
''Yezakweli ritsowoneha hama nkuhu'', a déclaré Ousseine Ahamada qui promet d'aller jusqu'au bout de cette affaire afin ''qu'ils ne soient plus possibles de traiter de la sorte les agents du service public qu'ils soient en poste à l'Ortc ou ailleurs''.

Nassuri Sambaouma, a exhorté la presse à les soutenir au nom du principe de solidarité prévu par la charte de Hamramba, le texte de référence des journalistes comoriens adopté en 2007. De son coté, la direction de l'Ortc estime ne pas avoir d'autre choix que ces licenciements. ''La réalité est que nous avons un budget de 15 millions pour payer les employés et assurer le fonctionnement à la fois de la radio et de la télévision. Or la masse salariale atteint 21 millions pour 273 agents. A ce rythme, d'ici septembre, il resetait en tout 7 millions. Donc on n'aurait plus qu'à fermer la boite'' avait expliqué à Al-watwan le président directeur général de l'Ortc peu après avoir décidé la première vague licenciements.

Il avait aussi affirmé avoir pris ces mesures en concertation avec les chefs de département pour sauver la maison et avoir voulu garder ''le personnel compétent'', laissant entendre que certains agents pouvaient être rappelées en cas de nécessité.

''Nous voulons une solution juste'' a martelé Ousseini Ahamada. ''Djaffar n'aurait pas voulu faire du mal'', concède toutefois Ousseini en laissant croire que le Pdg auraient été exposé à de mauvais conseils. Jusque là, l'Ortc employait 273 personnes officiellement.

Il reste que même après avoir renvoyé autant d'agents, l'Ortc n'est pas sorti d'affaires en l'absence de crédits additionnels pour son fonctionnement.L'idée de créer une redevance télé n'a pas obtenu l'agrément des autorités politiques. ''Nous avons voté pour Ayatollah sur la base d'un programme incluant la justice nous demandons à ce que la justice nous soit appliquée'', a conclu la conférence de presse l'un des agents concernés.

Amj
Al-watwan N° 1085 du 04 juin 2008
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