Rejet de la demande d'extradition de l'ex-président d'Anjouan Bacar
a Cour d'appel de Saint-Denis a donné mardi un avis défavorable à l'extradition du président déchu de l'île comorienne d'Anjouan Mohamed Bacar et des hommes de sa garde rapprochée, réclamée par l'Union des Comores.
La Cour a suivi les réquisitions de l'avocat général qui lors du procès, le 5 juin dernier, avait considéré que l'intégrité physique du colonel Bacar et de ses hommes serait menacée s'ils étaient renvoyés aux Comores, citant une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
L'Office avait rejeté le 6 avril dernier une demande d'asile en France du colonel Bacar tout en excluant son renvoi aux Comores en raison des "risques de persécution".
L'extradition du colonel Bacar a été demandée par l'Union des Comores pour "atteinte à l'autorité de l'Etat" et "complicité d'homicide volontaire, de coups et blessures volontaires, viols et détournements des deniers publics".
L'avocat général François Basset avait estimé à l'audience que "les autorités comoriennes n'apportaient pas un début de commencement de preuves" dans leur dossier de demande d'extradition s'agissant des exactions reprochées au colonel Bacar.
Le colonel Bacar et les hommes de sa garde rapprochée sont actuellement détenus, après avoir été condamnés le 5 juin, dans une procédure distincte, à trois mois de prison avec sursis par la Cour d'appel de la Réunion pour importation d'armes.
Source:www.lemonde.fr