Bacar fixé aujourd’hui

Publié le par l'anjouannais

CLICANOO.COM | Publié le 24 juin 2008

La spectaculaire charge de Me Jacques Vergès, le plus célèbre des avocats péi, contre la politique gouvernementale a-t-elle influé sur la décision des juges ? Réponse en début d’après-midi.

On saura alors la teneur du délibéré rendu par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Saint-Denis. En débat, la demande d’extradition formulée par le gouvernement comorien à l’encontre de Mohamed Bacar et de sa vingtaine d’hommes, membres de sa garde rapprochée. Le parquet général, en la personne de François Basset, avait conclu à un avis défavorable à la requête formulée par l’État des Comores. Confusion dans les identités des membres de la garde rapprochée de Bacar, qualification hasardeuse et trop vague des faits reprochés “sans le moindre commencement de preuve”, l’avocat général ne voit que trop de raisons de donner un avis défavorable à la requête de l’Union des Comores. Sans compter que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) s’est prononcé contre un renvoi de Bacar et des siens aux Comores, “où leur intégrité physique ne serait pas garantie”. Pour Me Cécile Bentolila, l’une des avocates des hommes de Mohamed Bacar, la décision rendue aujourd’hui sera “fondamentale. Elle va sceller leur sort. Mais il paraît difficile que la chambre de l’instruction conclut à une extradition. Ils n’ont aucune garantie de sécurité aux Comores”, explique-t-elle. Mohamed Bacar et ses gendarmes sont toujours assignés à résidence à la base aérienne 181, à Gillot. La question principale reste la suivante : vers quel pays vont-ils se tourner ? Si quelques-uns ont obtenu l’asile politique en France, il n’en va pas de même pour l’ex-homme fort d’Anjouan. Dans les coulisses, les tractations pour lui trouver un pays d’accueil se poursuivent sans que des pistes crédibles ne filtrent

J.B.

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