De la démagogie dangereuse autour de '' l'Empire Sambiste''

Publié le par l'anjouannais

 De la démagogie dangereuse autour de ‘’ l’Empire Sambiste’’
LIBRE OPINION

Oustadh Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, président de l'Union des Comores s'est condamné lui-même à l'impuissance. Limogeage du président de la Cour constitutionnelle pour faire passer son candidat, nomination de nouveaux membres de cette Haute Cour, libération des proches et non les moindres du colonel Bacar, utilisation de moyens de l'Etat au profit de Moussa Toybou, une crise alimentaire qui menace tout un peuple... Pourquoi continue-t-il à ignorer la réalité ? Aujourd'hui, le président Sambi conforte l'impasse dans laquelle il s'est mis en ignorant toutes les institutions politiques démocratiquement élues.

Dans les rues de Moroni, la prestation du serment des nouveaux membres de la Cour constitutionnelle présidée par le Vice-président Iddi Nadhoim nourrit les commentaires. Nombreux sont ceux qui se demandent sur le discours prononcé par ce dernier au nom de Sambi au moment où, aux côtés de Maître Harmia, dans une conférence de presse à Moroni a attesté l'incapacité du président de pouvoir gouverner et sa main mise sur la justice. Choqué par la mise en examen de sa '' cousine'' du même village, Maître Harmia, accusée de détournement de Fonds publics, le Vice-président Iddi n'a pas manqué à accuser la justice comorienne et à jurer de vouloir la tête du ministre Mourad. Il est allé loin contre son président jusqu'à bouder les Conseils de ministres. Il a reproduit le même cinéma que celui dont il nous a fait vivre le jour où le Dg de Comores Telecom a refusé de lui obéir et a déchiré la note rédigée et signée par le même Iddi interdisant le puissant Charkane d'exercer ses fonctions.

Où va-t-on ?

Aujourd'hui, cerise sur le gâteau, avec la soif du pouvoir à la '' Mugabe'' ou '' à la Saddam Hussein'', Sambi est prêt à tout même au pire. Durant 1 heure de temps d'interview avec des journalistes, Sambi est revenu plus de 30 fois sur le pronom personnel '' je'', une manière d'affirmer son existence et son autorité. L'homme de la rue s'interroge réellement sur le choix d'une interview au lieu du discours traditionnel du 06 juillet. Qu'on se détrompe, celui qui sait déjà que son heure s'approche et qu'il n'a pas la cote de popularité de '' Oustadh Sambi'', était extrêmement conscient que tout le monde allait bouder son invitation et a préféré bavarder devant Mchangama et ses amis. Contrairement à ce qu'on pense Sambi s'approche à la réalité même si ses disciples refusent toujours de regarder la vérité en face.

La question que tout le monde se pose ici chez nous, après 1 heure de bavardage avec la presse : Comment Sambi parvient à concilier dans sa conscience, de la dérive autoritaire à la crise politique ? N'ayons pas peur de mettre le pied là où il faut car nous nous approchons à une catastrophe avec ce '' fou de Dieu''.
Incontestablement, la politique et la brutalité de Sambi, heurtent de plus en plus les institutions de la République.

Entre les Institutions politiques démocratiquement élues et le président Sambi, un climat de défiance s'installe. Un bras de fer s'engage entre les présidents des Îles de Ngazidja, Moheli et Oustadh Sambi. Sans parler du président de l'Assemblée de l'Union.

En plein milieu de crise politique et institutionnelle, couronnée d'une crise sociale, le chef de l'Etat prépare un coup de force contre nos institutions et entend finir avec une Tournante qui lui empêche de devenir un président à vie. Les partis politiques, l'Île Djoumbé Fatima s'en offusquent et cherchent à mobiliser. Dans la rue tout le monde s'accorde que nos institutions coûtent chères au pays mais ce fameux référendum que Sambi vient de prononcer risque de diviser le pays. Azali que nous avons détesté l'aurait essayé mais voulant préserver la paix, a cédé la main aux anjouanais et pourquoi pas ne pas laisser les mohéliens accéder à leur tour et finir une bonne fois pour toute avec ce mal nécessaire ?

Oui un mal nécessaire car les mohéliens à leur tour hisseront leur '' drapeau'' et nous aurons droit encore au même spectacle que celui dont on a vécu à Anjouan avec les ''Djandjaouites'' soudanais et les '' Djambo Komoro'' tanzaniens avec la complicité des '' Nelé lalé'' de l'AND.

Dans les rues de Moroni, à entendre Sambi afficher sa volonté de demeurer au pouvoir, nous avons tous compris que la pénurie des produits de première base, du carburant, du ciment pour la construction, est '' par voulue'' par lui-même. Voulant donner le monopole du commerce à ses amis chiites, Sambi a provoqué une crise qui ne s'arrêtera jamais. Il a fallu un peu plus de deux ans pour comprendre la fameuse phrase du président, je cite'' j'ai trouvé les caisses de l'Etat vides''.

Or, ces caisses vides est un prétexte pour Sambi dans la mesure où il a fallu provoquer une pénurie au profit de ses mollahs chiites, en baissant le prix du riz ordinaire du précedant régime dont les pertes enregistrées sont considérables. Le président qui a sacrifié la taxe unique, a mis la main dans les caisses de l'Etat pour payer la BIC à la place des commerçants pour détruire ces derniers. Depuis, la BIC leur a fermé les lignes de crédit. C'est pourquoi le riz ordinaire est devenu le monopole de Aboubakar Waddane et Mme Hadjira Sambi. Nous avons assisté tous au limogeage de l'ancien directeur de l'ONICOR, Mlipva, un des supporters du prophète Sambi parce qu'il a voulu dénoncer Aboubacar Waddane. Mais comme c'était les débuts du règne du '' roi'', nous avons tous fermé les yeux ?

La rupture tragique avec la Compagnie petrolière '' Total'', est voulue également par le Mollah au profit de son homologue Amad Nijad. Ce dernier deviendra désormais le ''Mr Pétrole des Comores''. Il faut imaginer comment Sambi est content d'amasser de l'argent dans cette sale opération pour continuer son business à Tamatave (Madagascar), où est originaire sa femme. J'avoue que ce ne sont pas des bavardages mais c'est la vérité. Dans son interview du 06 juillet 2008, le président persiste et signe, je cite '' je suis trahi et mal servi''. Comment peut-il en être conscient de cette trahison et continuer à diriger le pays avec les mêmes personnes ? Croyez-vous que notre cher Fundi est un homme normal ?

Parmi les victimes de Fundi dans son fameux prochain remaniement, on note déjà le départ d'Abdourahim Said Bacar, devenu ces derniers temps discret, ou encore Hassani Hamadi, ou le petit prince Mourade, reproché par le sommet de n'avoir pas réussi à infligerdes peines allant de 4 à 5 ans d'emprisonnement ferme aux dignitaires de l'ancien régime, ou Mamadou reproché de vouloir déranger les anjouanais sur la gestion de leur ''vache à lait'' notamment le port de Mutsamudu.

En évoquant son souhait de délivrer de nationalités comoriennes à ses amis chiites, Sambi ne raisonne qu'en termes d'argent. C'est pourquoi, il a autorisé la Chancellerie des Affaires Etrangères sous la signature de la secrétaire générale du MIREX qui cumule également les fonctions de Première conseiller à l'Ambassade des Comores à Riyadh, Mme Rahima Abdoulfatah à délivrer un passeport diplomatique à son ami chiite Amine, Treize Radjab interdit de séjour à Madagascar après avoir participé dans une opération d'enlèvement d'enfants, à pouvoir voyager facilement pour le compte de Sambi.

C'est ce même Amine qui a obtenu la licence de pouvoir vendre du carburant aux comoriens à des prix exorbitants. Voyez-vous chers compatriotes combien Sambi a détourné le but de son élection ! Nous qui l'avons soutenu et qui avons humilié des hommes et des femmes qui ne méritaient pas tout ce que nous leur avons subi, qu'il sache que l'histoire est là et va sans doute être jugé. Reproché par Dossar et Ahmed Djanfari de ne rien apporter à l'Empire Sambi si ce n'est que la '' Théorie du Malasurancisme'', Abdourahim Said Bacar est sorti ces derniers temps dans son calme, rapportent ses amis et commence à dévoiler les secrets du palais. Même démarche pour Hassani Hamadi. Espérons que Sambi aura peur de ces ministres qui s'apprêtent à tout '' cracher'', et les gardera dans la prochaine équipe.

Je ne refuse pas les commentaires des uns et des autres mais je dis qu'il est temps qu'on dénonce les dérapages de Sambi car c'est le seul moyen de rendre service à notre pays.

Djamal

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