Fête de l'indépendance: Courroucée, la première Dame de Ngazidja a quitté la tribune officielle
Moroni, mardi 8 juillet 2008 (HZK-Presse) – Dimanche 6 juillet. Place de l'indépendance à Moroni. Le président de l'Union des Comores arrive pour le défilé militaire, l'une des principales festivités du jour. C'est le vice-président Idi Nadhoim qui va l'accueillir et l'accompagner jusqu'au siège présidentiel sur la tribune officielle.
Aussitôt le chef de l'Etat installé, la foule sera surprise de voir se lever instantanément Madame Ralia Abdou, la Première Dame de l'île autonome de Ngazidja qui s'en va en toute tranquillité.
Renseignements pris, l'on apprendra que l'épouse du chef de l'exécutif insulaire n'avait pas approuvé que ce soit un autre et non son président de mari, Mohamed Abdouloihabi, chef de l'Exécutif de Ngazidja, qui accueille et installe le président de la république.
« Le protocole avait pourtant prévu que c'était le président de l'île qui allait accueillir le chef de l'Etat », a indiqué un proche de ce denier. Pourquoi le vice-président de Ngazidja a donc agi en lieu et place du président de l'île ? La réponse à cette question relève du domaine des mystères protocolaires dont les descendants des sultans batailleurs ont le secret.
« Il n'y a pas de quoi fouetter un chat », a estimé de son côté un officiel grand-comorien. « Première Dame ou pas, l'épouse du président Abdouloihabi est un être humain comme les autres. Nous n'avons pas à nous interroger sur les raisons de son départ », a jouté ce fonctionnaire qui minimise la portée de ce geste.
« Dans tous les cas, ce geste ne peut tuer personne. En revanche, six mois sans salaire pour les Comoriens constituent une affaire autrement plus grave qui pourrait tuer de faim bien des centaines de nos familles », a poursuivi notre interlocuteur. Et le même d'interpeller : « messieurs les journalistes, occupez-vous plutôt de ceci que de cela », sur le ton de « taisez-vous, il n'y a rien à dire ».
Le courroux de Madame la Première Dame de Ngazidja, si son fondement se trouvait dans le fait que, contre toute attente, son mari de président n'a pas été accueillir le chef de l'Etat, ne se justifie pas. Libre au président de l'île de protester ou de laisser faire. Pas à un autre, fut-il son épouse. Et ceci pour une raison bien simple : les Grand-comoriens n'ont pas élu Abdouloihabi et son épouse. Il appartient donc au premier et non à la seconde d'élever des protestations quand c'est nécessaire car c'est lui qui est investi de la souveraineté populaire.
Toutefois, point n'est besoin de s'étonner de cette énième frasque de la première Dame si l'on se souvient du jour où, conviés place Ajao par le président de Ngazidja, les notables trouveront en lieu et place son épouse. Ils étaient surpris mais se sont tus pour ne pas blesser le président.
Lors d'une assise du MCJP, tendance Abdouloihabi au Club des Amis, Madame protestera contre le fait que dans le nouveau bureau élu par le mouvement, il n'y avait pas de femme. Tout le monde est resté sans réaction.
Place de l'Indépendance, le 6 juillet dernier, l'incident n'est pas passé inaperçu. C'est à croire que la notabilité de Ngazidja n'est plus là.
M. Hassani
Aussitôt le chef de l'Etat installé, la foule sera surprise de voir se lever instantanément Madame Ralia Abdou, la Première Dame de l'île autonome de Ngazidja qui s'en va en toute tranquillité.
Renseignements pris, l'on apprendra que l'épouse du chef de l'exécutif insulaire n'avait pas approuvé que ce soit un autre et non son président de mari, Mohamed Abdouloihabi, chef de l'Exécutif de Ngazidja, qui accueille et installe le président de la république.
« Le protocole avait pourtant prévu que c'était le président de l'île qui allait accueillir le chef de l'Etat », a indiqué un proche de ce denier. Pourquoi le vice-président de Ngazidja a donc agi en lieu et place du président de l'île ? La réponse à cette question relève du domaine des mystères protocolaires dont les descendants des sultans batailleurs ont le secret.
« Il n'y a pas de quoi fouetter un chat », a estimé de son côté un officiel grand-comorien. « Première Dame ou pas, l'épouse du président Abdouloihabi est un être humain comme les autres. Nous n'avons pas à nous interroger sur les raisons de son départ », a jouté ce fonctionnaire qui minimise la portée de ce geste.
« Dans tous les cas, ce geste ne peut tuer personne. En revanche, six mois sans salaire pour les Comoriens constituent une affaire autrement plus grave qui pourrait tuer de faim bien des centaines de nos familles », a poursuivi notre interlocuteur. Et le même d'interpeller : « messieurs les journalistes, occupez-vous plutôt de ceci que de cela », sur le ton de « taisez-vous, il n'y a rien à dire ».
Le courroux de Madame la Première Dame de Ngazidja, si son fondement se trouvait dans le fait que, contre toute attente, son mari de président n'a pas été accueillir le chef de l'Etat, ne se justifie pas. Libre au président de l'île de protester ou de laisser faire. Pas à un autre, fut-il son épouse. Et ceci pour une raison bien simple : les Grand-comoriens n'ont pas élu Abdouloihabi et son épouse. Il appartient donc au premier et non à la seconde d'élever des protestations quand c'est nécessaire car c'est lui qui est investi de la souveraineté populaire.
Toutefois, point n'est besoin de s'étonner de cette énième frasque de la première Dame si l'on se souvient du jour où, conviés place Ajao par le président de Ngazidja, les notables trouveront en lieu et place son épouse. Ils étaient surpris mais se sont tus pour ne pas blesser le président.
Lors d'une assise du MCJP, tendance Abdouloihabi au Club des Amis, Madame protestera contre le fait que dans le nouveau bureau élu par le mouvement, il n'y avait pas de femme. Tout le monde est resté sans réaction.
Place de l'Indépendance, le 6 juillet dernier, l'incident n'est pas passé inaperçu. C'est à croire que la notabilité de Ngazidja n'est plus là.
M. Hassani
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