Mohamed Bacar, le faux départ

Publié le par l'anjouannais

Mohamed Bacar, le faux départ
CLICANOO.COM | Publié le 14 juillet 2008

Mohamed Bacar et deux ou trois de ses hommes auraient dû se retrouver dans un avion vers le Bénin, samedi en journée. Mais l'opération, prévue depuis quelques jours, a été reportée pour des raisons qui n'ont pas été précisées par la préfecture.

L'ex-président de l'île d'Anjouan restera donc encore dans le département pendant quelques jours. Le Quai d'Orsay, qui chapeaute l'opération, ainsi que la préfecture de La Réunion envisagent de reconduire Mohamed Bacar à la frontière en fin de semaine prochaine. L'État français devrait, à cette occasion louer un appareil qui conduirait le chef d'État déchu vers sa nouvelle vie. Vers quelle destination ? Si le Bénin reste toujours en pole position pour accueillir Bacar, le nom d'un autre pays est cité par la préfecture : il s'agit de la Tanzanie. « Le choix définitif du pays d'accueil n'est pas encore connu, mais Mohamed Bacar n'a toujours pas vocation à rester sur le territoire français. Il devrait être reconduit à la frontière dans le courant de la semaine », explique-t-on en préfecture. Mohamed Bacar avait fait savoir par la voix de ses avocates qu'il ne souhaitait pas être envoyé au Bénin. En effet, ce pays dispose d'un accord d'extradition avec les Comores. L'ex-homme fort d'Anjouan craint d'être rapatrié vers sa patrie d'origine juste après avoir mis le pied sur le sol béninois. La Tanzanie serait-elle pour autant un havre de paix pour Bacar ?

Ce pays entretient en effet des liens privilégiés avec l'archipel en terme de coopération et d'échanges commerciaux notamment. La Tanzanie a par ailleurs fourni une partie du contingent mobilisé à Anjouan par l'Union africaine pour mettre fin au règne du président Bacar, qui se trouve toujours assigné à résidence à la base aérienne 181, en compagnie d'une vingtaine de ses hommes

J. B
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