Le choc pétrolier et nous
Le 5 juillet, le président de l'Union des Comores a évoqué la facture pétrolière, donnant alors des indications sur les solutions alternatives envisagées par le gouvernement.
A 145 dollars le baril, jamais l'or noir n'aura été aussi cher. Au point que même des pays riches s'inquiètent de possibles ruptures des équilibres. C'est que l'augmentation du pétrole rend fous tous les autres prix. Elle entraine la hausse du prix des transports, de la nourriture, du bâtiment, des services divers. Nous assistons, impuissants, à ce que les spécialistes qualifient de 3ème choc pétrolier mondial.
La demande de pétrole augmente avec l'émergence de pays comme la Chine alors que la quantité disponible est maintenue à un niveau bas par la politique de l'Opep et parce que le produit n'est pas extensible, d'autre part. Selon le premier ministre britannique, Gordon Brown dans une libre opinion parue dans un journal britannique The indépendant : ''A titre d'exemple : aux environs de 2020, il pourrait y avoir 140 millions de voitures en Chine soit trois fois plus qu'aujourd'hui. D'une manière générale, la demande globale pour l'énergie augmentera de 50% vers 2020''.
La demande continuera de croitre portant encore plus haut les prix du pétrole. C'est dire qu'un petit pays comme les Comores subira de plus en plus durement dans les décennies à venir les contrecoups de cette crise. Rien qu'à y penser donne froid au dos. Pourrons-nous ravitailler nos centrales de production électrique de Voidjou (Ngazidja), de Trenani (Ndzuwani) et Fomboni (Mwali), lorsque le prix du baril de pétrole coûtera 500 dollars? Qui peut imaginer ce que cela donnera en termes de délestages et de faiblesses de la production électrique...
Dans ce contexte, il convient de se poser des questions sur l'attitude attentive de l'Union des Comores à l'égard des énergies renouvelables. L'ingénieur de haut niveau en poste au ministère chargé de l'Energie, Said Imani, est catégorique : ''les Comores ne pourront pas, à l'avenir, prétendre produire toute l'électricité dont elles ont besoin à partir de centrales qui fonctionnent au gasoil. Il faut trouver d'autres alternatives. Ces alternatives demandent des investissements, on ne peut pas les éviter sous peine de condamner le pays à végéter''.
S'il y a donc un consensus que les hommes politiques de ce pays devraient s'efforcer d'obtenir entre eux sans tarder, c'est de canaliser des investissements importants vers le domaine des énergies renouvelables. A ce propos, la démarche du vice-président Idi Nadhoim de lancer une étude sur les possibilités de produire l'électricité à partir de la géothermie est à encourager. Mais pas seulement. L'éolienne, le solaire ont donné des résultats ailleurs. Du temps de feu président Ahmed Abdallah Abdérémane, le Mozambique avait offert de nous brancher sur le courant fourni à partir du barrage de Cabora Basa avec un câble sous-marin. Le projet n'a jamais été réalisé pour, semble-t-il, des raisons politiques. Les solutions techniques existent mais elles ne tomberont pas du ciel.
Aurait-on jamais pu imaginer le gouvernement britannique envisagerait le charbon de terre comme une solution d'avenir pour réduire la facture pétrolière.
Ali Moindjié
A 145 dollars le baril, jamais l'or noir n'aura été aussi cher. Au point que même des pays riches s'inquiètent de possibles ruptures des équilibres. C'est que l'augmentation du pétrole rend fous tous les autres prix. Elle entraine la hausse du prix des transports, de la nourriture, du bâtiment, des services divers. Nous assistons, impuissants, à ce que les spécialistes qualifient de 3ème choc pétrolier mondial.
La demande de pétrole augmente avec l'émergence de pays comme la Chine alors que la quantité disponible est maintenue à un niveau bas par la politique de l'Opep et parce que le produit n'est pas extensible, d'autre part. Selon le premier ministre britannique, Gordon Brown dans une libre opinion parue dans un journal britannique The indépendant : ''A titre d'exemple : aux environs de 2020, il pourrait y avoir 140 millions de voitures en Chine soit trois fois plus qu'aujourd'hui. D'une manière générale, la demande globale pour l'énergie augmentera de 50% vers 2020''.
La demande continuera de croitre portant encore plus haut les prix du pétrole. C'est dire qu'un petit pays comme les Comores subira de plus en plus durement dans les décennies à venir les contrecoups de cette crise. Rien qu'à y penser donne froid au dos. Pourrons-nous ravitailler nos centrales de production électrique de Voidjou (Ngazidja), de Trenani (Ndzuwani) et Fomboni (Mwali), lorsque le prix du baril de pétrole coûtera 500 dollars? Qui peut imaginer ce que cela donnera en termes de délestages et de faiblesses de la production électrique...
Dans ce contexte, il convient de se poser des questions sur l'attitude attentive de l'Union des Comores à l'égard des énergies renouvelables. L'ingénieur de haut niveau en poste au ministère chargé de l'Energie, Said Imani, est catégorique : ''les Comores ne pourront pas, à l'avenir, prétendre produire toute l'électricité dont elles ont besoin à partir de centrales qui fonctionnent au gasoil. Il faut trouver d'autres alternatives. Ces alternatives demandent des investissements, on ne peut pas les éviter sous peine de condamner le pays à végéter''.
S'il y a donc un consensus que les hommes politiques de ce pays devraient s'efforcer d'obtenir entre eux sans tarder, c'est de canaliser des investissements importants vers le domaine des énergies renouvelables. A ce propos, la démarche du vice-président Idi Nadhoim de lancer une étude sur les possibilités de produire l'électricité à partir de la géothermie est à encourager. Mais pas seulement. L'éolienne, le solaire ont donné des résultats ailleurs. Du temps de feu président Ahmed Abdallah Abdérémane, le Mozambique avait offert de nous brancher sur le courant fourni à partir du barrage de Cabora Basa avec un câble sous-marin. Le projet n'a jamais été réalisé pour, semble-t-il, des raisons politiques. Les solutions techniques existent mais elles ne tomberont pas du ciel.
Aurait-on jamais pu imaginer le gouvernement britannique envisagerait le charbon de terre comme une solution d'avenir pour réduire la facture pétrolière.
Ali Moindjié
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