Le prix de l'indignation
Le prix de lindignation
Indigné et humilié par un pouvoir qui continue à ignorer un peuple plongé dans le gouffre, je prends le risque de demander ce que dautres ici qualifieront danti constitutionnel notamment le départ de Sambi.
Oui, je demande le départ du président Sambi avant quil ne soit tard. Plus les jours passent, plus la haine gagne le peuple et je crains une révolution qui, sans trop le vouloir balayera des têtes parmi ceux qui sont à lorigine du crime économique voulu par le pouvoir actuel avec comme acteur principal Oustadh Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
Oui, le président de la République a menti et il doit tirer les conséquences de son désastre mental.
Je vous prie de revenir sur le discours prononcé par le président Sambi ce mardi 25 octobre 2006 en présence de la Communauté internationale à loccasion de la traditionnelle célébration de lId El Fitre, fête marquant la fin du mois de ramadan. Recevant les vux de la population à Beit Salam, Sambi a donné une allocution essentiellement consacrée à laction quil entend mener dans le cadre des trois grands chantiers quil sest engagé à réaliser une fois élu à la tête du pays. A commencer par le projet habitat qui a constitué sa première priorité, Sambi déclare, je cite 2007 sera pour moi lannée de lhabitat et de la reconstruction des Comores. Et si je ne réussis pas à relever le défi qui consiste à éradiquer les habitations insalubres dans le pays, cest toute ma politique qui aura échouée. Et jen tirerai les conséquences qui simposent. Or, il nest un secret pour personne et cest Sambi qui la dit lui-même, ce vaste projet a pu bénéficier un don de 5 millions de dollars (près de 2 milliards de francs comoriens), de la part du Royaume dArabie Seoudite. Et jusquaujourdhui, aucune cabane en paille na été construit et pire encore, ces 2 milliards nont pas été budgétisés, et ont disparu entre Beit Salam et le cabinet du président. Cest lintendant de Beit Salam, Nanay chéri, un des enfants du premier cercle du Mollah Sambi derrière le puissant PDG de la Radio Télévision, Djaffar le Gros, ou encore le chef du protocole de la présidence, Hadji Bourhane de Singani, qui gère cet argent sous couvert du gouverneur de la Banque centrale. Cest dommage den arriver là mais au rythme où vont les choses, si nous voulons attendre mai 2010 pour tourner la page avec Sambi, alors nous risquons de subir sévèrement son slogan assassin, je cite Mtsowona trongo mwatsuparo zona.
Lexemple de ce qui est arrivé en Mauritanie doit interpeller le chef de lEtat. Le crime que le président de ce pays élu démocratiquement il y a 15 mois aurait commis, nest rien dautre que le fait quil na pas tenu ses promesses de campagne. Et le voici aujourdhui arrêté et chasser du pouvoir.
Jai la ferme certitude que jaurai droit à une avalanche de critiques ici après lecture de mon point de vue, mais jestime que le seul service quon pourra rendre Sambi et les siens après le constat amer sur la gestion chaotique orchestrée par cette bande de malfaiteurs cachés sur la faiblesse de notre foi, cest de remettre son mandat au peuple et avouer son impuissance. Si non les choses iront mal pour ces amateurs. On aura du beau à cacher la vérité et à arrondir les angles mais quon le veuille ou pas, la révolution sonne à la porte. Ce nest pas de la méchanceté mais cest de la prévention.
Nous avons lu ici et là les différentes déclarations des uns et des autres face à ce crime économique, et pas plus quhier, la plainte déposée auprès du procureur de la République contre le gouvernement Sambi par différents syndicats dopérateurs économiques qui dénoncent un suicide économique. Une plainte signée par un des anciens supporteurs de Sambi Kamal Abdallah, alias Pasteur, que nous avons vu tous lui soutenir tout au long de sa campagne. Etant moi-même lun de ceux qui ont assuré la sécurité du Mollah, je suis mieux placé pour témoigner combien notre ami Pasteur nous a aidé sur le plan financier. Et pour le remercier, vous venez de le tuer. Je saisis cette occasion pour saluer le courage de Kamal davoir compris quavec Sambi et son équipe, cest de la fumée. Que dira alors le procureur Azad qui a toujours joué le jeu de Sambi et qui a qualifié le procès des Hydrocarbures de Nuremberg, alors que devant lui aujourdhui, lui comme nous , assiste impunément à un crime économique qui tue tout un peuple. Nous attendons voir sa réaction. Ce qui nous a choqués face à cette crise, cest le silence radio du Gouvernement. Ils ont démissionné de leurs responsabilités et ont affiché un certain mépris à légard du peuple comme leur chef qui, à défaut de se rendre en Chine, sest retiré dans son palais de Mutsamudu ignorant tout ce qui se passe.
Ce palais ou celui de Beit Salam nont pas la sécurité quavait le Château de Versailles en 1789 lorsque le peuple français a décidé de mettre fin à la Monarchie. A la place dAjao où Sambi a tenu son premier meeting de campagne, sera pour nous Place de la Concorde à Paris, où sest tenu le procès du Louis XVI et de Marie Antoinette en pleine effervescence de la révolution française. Cest sur cette Place Ajao que Sambi a déclaré, je cite si vous mélisez président de la République, je respecterai mes engagements avec celles et ceux que jaurais choisi pour diriger le pays. Mais le jour où je vous trahirai, nhésitez pas décrire sur une pancarte cet homme a trahi et me la filer dans mon cou et faire le tour des îles. Oui, Monsieur le président vous avez trahi et nous vous demandons de quitter le pouvoir. Depuis que vous occupez le poste de premier Magistrat du pays, vous avez créé la haine entre les comoriens, la division, la malhonnêteté, le mépris, lindifférence et les détournements de fonds se sont multipliés. Vous avez semé la terreur ente vos propres amis, vous avez utilisé la religion pour de fins personnelles, vous vous êtes fait le champion de diviser pour mieux régner, vous avez fait exprès de vous faire entourer des gens de comportements déplacés, ce qui nourrit le doute chez certains si ce nest pas la quasi-totalité de la population, une situation qui narrange personne. Donc, tirez les leçons vous-mêmes et donner une dernière chance à cette fonction de président de la République, qui, depuis votre installation au pouvoir, a perdu le sens qui est la sienne et cest le désastre total.
Djamal
Indigné et humilié par un pouvoir qui continue à ignorer un peuple plongé dans le gouffre, je prends le risque de demander ce que dautres ici qualifieront danti constitutionnel notamment le départ de Sambi.
Oui, je demande le départ du président Sambi avant quil ne soit tard. Plus les jours passent, plus la haine gagne le peuple et je crains une révolution qui, sans trop le vouloir balayera des têtes parmi ceux qui sont à lorigine du crime économique voulu par le pouvoir actuel avec comme acteur principal Oustadh Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
Oui, le président de la République a menti et il doit tirer les conséquences de son désastre mental.
Je vous prie de revenir sur le discours prononcé par le président Sambi ce mardi 25 octobre 2006 en présence de la Communauté internationale à loccasion de la traditionnelle célébration de lId El Fitre, fête marquant la fin du mois de ramadan. Recevant les vux de la population à Beit Salam, Sambi a donné une allocution essentiellement consacrée à laction quil entend mener dans le cadre des trois grands chantiers quil sest engagé à réaliser une fois élu à la tête du pays. A commencer par le projet habitat qui a constitué sa première priorité, Sambi déclare, je cite 2007 sera pour moi lannée de lhabitat et de la reconstruction des Comores. Et si je ne réussis pas à relever le défi qui consiste à éradiquer les habitations insalubres dans le pays, cest toute ma politique qui aura échouée. Et jen tirerai les conséquences qui simposent. Or, il nest un secret pour personne et cest Sambi qui la dit lui-même, ce vaste projet a pu bénéficier un don de 5 millions de dollars (près de 2 milliards de francs comoriens), de la part du Royaume dArabie Seoudite. Et jusquaujourdhui, aucune cabane en paille na été construit et pire encore, ces 2 milliards nont pas été budgétisés, et ont disparu entre Beit Salam et le cabinet du président. Cest lintendant de Beit Salam, Nanay chéri, un des enfants du premier cercle du Mollah Sambi derrière le puissant PDG de la Radio Télévision, Djaffar le Gros, ou encore le chef du protocole de la présidence, Hadji Bourhane de Singani, qui gère cet argent sous couvert du gouverneur de la Banque centrale. Cest dommage den arriver là mais au rythme où vont les choses, si nous voulons attendre mai 2010 pour tourner la page avec Sambi, alors nous risquons de subir sévèrement son slogan assassin, je cite Mtsowona trongo mwatsuparo zona.
Lexemple de ce qui est arrivé en Mauritanie doit interpeller le chef de lEtat. Le crime que le président de ce pays élu démocratiquement il y a 15 mois aurait commis, nest rien dautre que le fait quil na pas tenu ses promesses de campagne. Et le voici aujourdhui arrêté et chasser du pouvoir.
Jai la ferme certitude que jaurai droit à une avalanche de critiques ici après lecture de mon point de vue, mais jestime que le seul service quon pourra rendre Sambi et les siens après le constat amer sur la gestion chaotique orchestrée par cette bande de malfaiteurs cachés sur la faiblesse de notre foi, cest de remettre son mandat au peuple et avouer son impuissance. Si non les choses iront mal pour ces amateurs. On aura du beau à cacher la vérité et à arrondir les angles mais quon le veuille ou pas, la révolution sonne à la porte. Ce nest pas de la méchanceté mais cest de la prévention.
Nous avons lu ici et là les différentes déclarations des uns et des autres face à ce crime économique, et pas plus quhier, la plainte déposée auprès du procureur de la République contre le gouvernement Sambi par différents syndicats dopérateurs économiques qui dénoncent un suicide économique. Une plainte signée par un des anciens supporteurs de Sambi Kamal Abdallah, alias Pasteur, que nous avons vu tous lui soutenir tout au long de sa campagne. Etant moi-même lun de ceux qui ont assuré la sécurité du Mollah, je suis mieux placé pour témoigner combien notre ami Pasteur nous a aidé sur le plan financier. Et pour le remercier, vous venez de le tuer. Je saisis cette occasion pour saluer le courage de Kamal davoir compris quavec Sambi et son équipe, cest de la fumée. Que dira alors le procureur Azad qui a toujours joué le jeu de Sambi et qui a qualifié le procès des Hydrocarbures de Nuremberg, alors que devant lui aujourdhui, lui comme nous , assiste impunément à un crime économique qui tue tout un peuple. Nous attendons voir sa réaction. Ce qui nous a choqués face à cette crise, cest le silence radio du Gouvernement. Ils ont démissionné de leurs responsabilités et ont affiché un certain mépris à légard du peuple comme leur chef qui, à défaut de se rendre en Chine, sest retiré dans son palais de Mutsamudu ignorant tout ce qui se passe.
Ce palais ou celui de Beit Salam nont pas la sécurité quavait le Château de Versailles en 1789 lorsque le peuple français a décidé de mettre fin à la Monarchie. A la place dAjao où Sambi a tenu son premier meeting de campagne, sera pour nous Place de la Concorde à Paris, où sest tenu le procès du Louis XVI et de Marie Antoinette en pleine effervescence de la révolution française. Cest sur cette Place Ajao que Sambi a déclaré, je cite si vous mélisez président de la République, je respecterai mes engagements avec celles et ceux que jaurais choisi pour diriger le pays. Mais le jour où je vous trahirai, nhésitez pas décrire sur une pancarte cet homme a trahi et me la filer dans mon cou et faire le tour des îles. Oui, Monsieur le président vous avez trahi et nous vous demandons de quitter le pouvoir. Depuis que vous occupez le poste de premier Magistrat du pays, vous avez créé la haine entre les comoriens, la division, la malhonnêteté, le mépris, lindifférence et les détournements de fonds se sont multipliés. Vous avez semé la terreur ente vos propres amis, vous avez utilisé la religion pour de fins personnelles, vous vous êtes fait le champion de diviser pour mieux régner, vous avez fait exprès de vous faire entourer des gens de comportements déplacés, ce qui nourrit le doute chez certains si ce nest pas la quasi-totalité de la population, une situation qui narrange personne. Donc, tirez les leçons vous-mêmes et donner une dernière chance à cette fonction de président de la République, qui, depuis votre installation au pouvoir, a perdu le sens qui est la sienne et cest le désastre total.
Djamal
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