Crise énergétique :Hausse des tarifs de transport en commun

Publié le par l'anjouannais

Crise énergétique :Hausse des tarifs de transport en commun
Moroni, lundi 11 août 2008 (HZK-Presse) – Conséquence directe de la hausse des prix des hydrocarbures, le transport en commun devient plus cher pour les usagers. Une hausse variant entre 25% et 42% selon la région desservie sans qu'aucune mesure d'accompagnement ne soit annoncée pour amortir le choc de cette flambée inflationniste.

La répercussion a été faite 48 heures après l'arrivée de la nouvelle cargaison de pétrole, par un arrêté interministériel daté du 7 août dernier, signé par le Vice-président en charge du ministère des transports et du tourisme Idi Nadhoim, et le ministre de l'Economie et du commerce, Said Attoumani.

Cet arrêté portant fixation des tarifs du transport routier des passagers, s'est basé sur un protocole d'accord que le gouvernement de l'Union a conclu le même jour avec le syndicat des routiers (Wusukani wa Masiwa), la Confédération des travailleurs comoriens (CTC) et l'Association des Consommateurs comoriens (ACC).

Les tarifs sont établis pour 21 zones géographiques couvrant toute l'étendue de l'île de Ngazidja. Ils sont passés de 300 à 325 fc pour une course à l'intérieur de la ville de Moroni, et à 350 fc pour l'agglomération de Moroni (englobant les localités limitrophes). Les prix varient entre 450 fc et 1.000 fc au maximum pour la destination la plus éloignée de la capitale.

Le problème c'est que cette grille tarifaire négociée avec les principaux partenaires sociaux n'est pas respectée sur le terrain. A titre d'exemple, un passager au départ de Foumbouni à l'extrémité sud de l'île, était contraint de débourser hier dimanche, la somme de 2000 fc pour pouvoir se rendre à Moroni, soit deux fois le prix fixé par le gouvernement.

Pour la région de Hamahamet dans le nord-est de l'île, où la hausse du tarif est modérée, passant de 800 fc à 1000 fc, les transporteurs font payer jusqu'à 1500 fc. Dans la capitale, les chauffeurs de taxi font payer la course à la tête du client, entre 350 et 400 fc.

L'explication donnée aux passagers reste le problème de l'approvisionnement insuffisant des stations service en carburant, en dépit de l'arrivée la semaine dernière d'une quantité pouvant, semble-t-il, couvrir un mois de consommation. Où est donc la vérité ?

Pourquoi la société comorienne des hydrocarbures (SCH) continue à rationner au compte goutte les quelques 14 points de vente de l'île, au lieu d'assurer une livraison normale susceptible de stabiliser la situation, et éviter les longues files d'attente qui continuent à entretenir un climat de panique au risque de pousser les consommateurs à adopter des réflexes spéculatives en stockant chez eux des réserves.

Déjà l'on a échappé au pire avec l'accident assez grave, survenu dans un quartier de la capitale, vendredi dernier, lorsqu'un incendie s'est déclaré dans une habitation se trouvant à proximité d'une station service, et dont l'origine serait la présence de nombreux bidons remplis d'essence et de gasoil. On n'a toutefois déploré aucune victime, ni blessé, mais seulement des dégâts matériels.

El-Had Said Omar
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