un président mnafiki
« TOUS LES MALHEURS DU PAYS SONT ARRIVES PAR MAYOTTE » 2A MOHAMED SAMBI
Le président Sambi annonce l'envoi prochain d'une force à Anjouan
Au cours d'un entretien accordé avant-hier à la télévision nationale, le chef de l'Etat a annoncé son intention de demander aux responsables de l'armée de renforcer la sécurité autour d'Anjouan en même temps, qu'il faudra y renforcer la présence des institutions de l'Union.
« Sous la pression des évènements nous n'avons pas suffisamment pensé l'après débarquement ». Si bien qu'aujourd'hui l'île d'Anjouan est certes rentrée dans le giron national mais « kaya redjeya hawema » (la situation n'y est pas complètement sécurisée). Le président a affirmé être au courant de plusieurs initiatives (hostiles) à partir de Mayotte. « Mipango mengi Maore hoho », a-t-il lancé.
De retour dans la capitale fédérale, le président de l'Union, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, s'est expliqué, lundi soir, au cours d'une brève interview à la télévision nationale, sur les raisons de sa retraite d'une dizaine de jours à Mutsamudu. Il séjournait dans l'île depuis plus d'une semaine peu après son retour d'un déplacement aux Etats-Unis et en France.
Le président, qui était interrogé par Ben Abdou, a estimé que les hautes autorités devraient se préoccuper davantage de la situation à Anjouan. Car, à l'entendre, cette île est loin d'être tout à fait stabilisée après le débarquement du 25 mars.
Dans la foulée, le chef de l'Etat a concédé que sous la pression des événements «nous n'avons pas suffisamment pensé à l'après débarquement ». Si bien qu'aujourd'hui l'île d'Anjouan est certes rentrée dans le giron national mais « kaya redjeya hawema » (la situation n'y est pas complètement sécurisée).
Fin, mars, l'armée comorienne, soutenue par des troupes de l'union africaine, a chassé l'ancien président de l'île, le colonel Mohamed Bacar, actuellement réfugié au Benin. Mais six mois après, le spectre de la déstabilisation plane encore sur l'île d'après le numéro 1 comorien.« Mopango mengi Maoré hoho »
Lundi soir, le président a beaucoup insisté sur la proximité géographique des îles d'Anjouan et de Mayotte qui favoriserait les coups fourrés à l'encontre de l'Union des Comores. « Tous les malheurs du pays sont arrivés par Mayotte », a-t-il affirmé avant de déplorer le fait que « des gens entrent et sortent d'Anjouan comme ils veulent ».Le chef de l'Etat a annoncé son intention de demander aux responsables de l'armée de renforcer la présence des institutions de l'Union.
« Un bateau est entré clandestinement en provenance de Mayotte ». Il a affirmé être au courant de plusieurs initiatives (hostiles) à partir de Mayotte. (Mipango mengi Maore hoho), a-t-il déclaré. « C'est pourquoi je vais demander aux responsables de l'armée de voir comment envoyer une force » en vue de sécuriser l'île et « pour assurer la stabilité du pays ». « Il y a quelques jours des étrangers ont été arrêtés là-bas », dira aussi le premier magistrat du pays.
Il s'est félicité du fait d'entretenir de bons rapports avec les nouvelles autorités d'Anjouan où « les gens sont fatigués des discours et veulent des actes même modestes. Des actes permettant de faire la différence entre l'entourage dans l'Union et le temps (révolu) du séparatisme ». Le président a enfin dit qu'il a besoin dans son action de l'adhérence des responsables religieux des trois îles.
Amj
Source : AL-watwan N° 1133 du 13 août 2008
Le président Sambi annonce l'envoi prochain d'une force à Anjouan
Au cours d'un entretien accordé avant-hier à la télévision nationale, le chef de l'Etat a annoncé son intention de demander aux responsables de l'armée de renforcer la sécurité autour d'Anjouan en même temps, qu'il faudra y renforcer la présence des institutions de l'Union.
« Sous la pression des évènements nous n'avons pas suffisamment pensé l'après débarquement ». Si bien qu'aujourd'hui l'île d'Anjouan est certes rentrée dans le giron national mais « kaya redjeya hawema » (la situation n'y est pas complètement sécurisée). Le président a affirmé être au courant de plusieurs initiatives (hostiles) à partir de Mayotte. « Mipango mengi Maore hoho », a-t-il lancé.
De retour dans la capitale fédérale, le président de l'Union, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, s'est expliqué, lundi soir, au cours d'une brève interview à la télévision nationale, sur les raisons de sa retraite d'une dizaine de jours à Mutsamudu. Il séjournait dans l'île depuis plus d'une semaine peu après son retour d'un déplacement aux Etats-Unis et en France.
Le président, qui était interrogé par Ben Abdou, a estimé que les hautes autorités devraient se préoccuper davantage de la situation à Anjouan. Car, à l'entendre, cette île est loin d'être tout à fait stabilisée après le débarquement du 25 mars.
Dans la foulée, le chef de l'Etat a concédé que sous la pression des événements «nous n'avons pas suffisamment pensé à l'après débarquement ». Si bien qu'aujourd'hui l'île d'Anjouan est certes rentrée dans le giron national mais « kaya redjeya hawema » (la situation n'y est pas complètement sécurisée).
Fin, mars, l'armée comorienne, soutenue par des troupes de l'union africaine, a chassé l'ancien président de l'île, le colonel Mohamed Bacar, actuellement réfugié au Benin. Mais six mois après, le spectre de la déstabilisation plane encore sur l'île d'après le numéro 1 comorien.« Mopango mengi Maoré hoho »
Lundi soir, le président a beaucoup insisté sur la proximité géographique des îles d'Anjouan et de Mayotte qui favoriserait les coups fourrés à l'encontre de l'Union des Comores. « Tous les malheurs du pays sont arrivés par Mayotte », a-t-il affirmé avant de déplorer le fait que « des gens entrent et sortent d'Anjouan comme ils veulent ».Le chef de l'Etat a annoncé son intention de demander aux responsables de l'armée de renforcer la présence des institutions de l'Union.
« Un bateau est entré clandestinement en provenance de Mayotte ». Il a affirmé être au courant de plusieurs initiatives (hostiles) à partir de Mayotte. (Mipango mengi Maore hoho), a-t-il déclaré. « C'est pourquoi je vais demander aux responsables de l'armée de voir comment envoyer une force » en vue de sécuriser l'île et « pour assurer la stabilité du pays ». « Il y a quelques jours des étrangers ont été arrêtés là-bas », dira aussi le premier magistrat du pays.
Il s'est félicité du fait d'entretenir de bons rapports avec les nouvelles autorités d'Anjouan où « les gens sont fatigués des discours et veulent des actes même modestes. Des actes permettant de faire la différence entre l'entourage dans l'Union et le temps (révolu) du séparatisme ». Le président a enfin dit qu'il a besoin dans son action de l'adhérence des responsables religieux des trois îles.
Amj
Source : AL-watwan N° 1133 du 13 août 2008
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