L'arrêté ministériel sur les prix, du pipeau ?

Publié le par l'anjouannais

L’arrêté ministériel sur les prix, du pipeau ?
Malgré la publication d'un arrêté ministériel fixant les nouveaux tarifs de transport, les chauffeurs n'en font qu'à leurs têtes. A Moroni, le trajet se négocie actuellement à 400 fc alors que le gouvernement l'avait fixé, il y a une semaine, à 350. Il en est de même à Mitsamiouli, Badjini, Hamahamet,...S'il arrive au passager de rappeler l'arrêté gouvernemental, on le renvoie à ses chères études. Jusqu'ici, aucune autorité, ni au niveau de l'île, ni à celui de l'Union, ne semble s'intéresser au sort des ces milliers de passagers, aux fins de mois difficiles, qu'on arnaque presque impunément.

Mais, cette fièvre anarchique des prix ne touche pas que les tarifs de transports, le carburant aussi. Particulièrement le pétrole lampant vendu, dans certains zones de la capitale, jusqu'à 500 Fc le litre alors que le prix fixé par le gouvernement est de 300 à la pompe. Aujourd'hui, s'acheter un litre de pétrole chez le pompiste relève d'un parcours de combattant. Il faut d'abord se lever très tôt, se battre comme un beau diable pour se faire inscrire sur une liste et, last but not least, se munir de sa carte d'identité ou d'un passeport.

Certes, les prix de l'essence et du gazole sont, d'une manière générale, respectés, encore faut-il s'armer de patience dans les stations-services. Les files d'attente s'étirent jusqu'à une distance d'un kilomètre. Le spectre d'une nouvelle crise de carburant plane au-dessus des Comores.

A la Société comoriennes des hydrocarbures (Sch), on dit attendre l'arrivée d'une nouvelle cargaison de carburant les jours à venir, sans plus de précision. A la veille du mois sacré de ramadan (où on se retrouve souvent au pied d'un arbre pour les pique-niques habituels-Mdezo), l'esprit n'est vraiment pas à la fête.

Source: http://inoussa.centerblog.net/
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