la campagne a commencé
D'aucuns parleront négativement de l'action des gouvernements du colonel Azali Assoumani auxquels j'ai pris une part très active. Pour eux, ce sera un argument « de taille » pour contrarier toutes actions qui seraient menées à l'avenir par quelqu'un qui aurait été dans les affaires. Ainsi, ils n'hésiteront pas à mentir sur toute la ligne pourvu qu'ils parviennent à leurs fins. Pour d'autres, ce sera la seule façon pour eux de ne pas faire de bilan de leur activité au pouvoir.
D'emblée, je me place en tête de tous ceux qui s'approprient et se reconnaissent du bilan des trois (1999-2002) et des quatre ans (2002-2006) du président Azali, sans aucun complexe, mais au contraire avec fierté. Ceci pour épargner à certains un débat inutile.
Dire la vérité et accepter les faits de l'histoire, a toujours été pour moi un plaisir et une obligation morale. Et d'ailleurs, comment cela pourrait-il en être autrement ? Et si tout le monde assumait ses responsabilités ?
Toutefois, lorsqu'ils se mettront à dresser ce bilan, qu'ils tiennent compte de tous les rapports et indicateurs impartiaux établis par nos partenaires au développement dont les institutions financières et monétaires internationales et nationales.
En parcourant le bilan économique de cette dernière décennie, on est vite convaincus que si beaucoup reste encore à faire, nous avons pu remodeler notre économie et avons encore les capacités de relever le pouvoir d'achat de nos concitoyens par une croissance économique soutenue.
En effet, de 1994 à 1998, la croissance économique de notre pays était de 1%. Elle est passée de 1999 à 2004, à 2,2%.
L'exportation en général fut de 2.630 millions par an de 1994 à 1998, pour passer de 1999 à 2004 à 6.573 millions ; celle de la vanille par exemple, fut de 1.088 millions de 1994 à 1999 et de 4.222 millions de 1999 à 2004.
Quant à la masse salariale qui augmentait chaque année en engloutissant la presque totalité des recettes de l'Etat. Elle fut de 66% des recettes de l'Etat de 1994 à 1999 et de seulement 48% de 1999 à 2004, ce qui a permis de payer régulièrement la dette IDA/FIDA et verser tous les 25 du mois les salaires des fonctionnaires et payer les retraités.
Quelle fut alors la part de l'Etat dans l'investissement public ?
De 1994 à 1999, elle fut de 10%, car l'Etat dépendait beaucoup de l'extérieur tandis que les recettes nationales étaient dépensées pour des objectifs non encore identifiés, alors qu'elle fut de 40% de 1999 à 2004, car l'Etat s'était pris en charge sans l'apport quelconque de l'extérieur.
Pour l'éducation de nos enfants, le taux de scolarisation fut de 51% de 1994 à 1999 et est passé de 1999 à 2004 à 73%, plaçant notre pays en tête du peloton des pays africains.
En Grande Comores, 160 salles de classe furent construites, réhabilitées et équipées, tandis que 70 cadres et praticiens furent formés. A Ndzouani, 172 salles de classe furent construites et équipées tandis que 40 cadres et praticiens furent formés et 200 jeunes miliciens réinsérés. 50 salles de classe furent construites et équipées tandis que 11 cadres et praticiens sont formés à Mohéli.
Si l'on rajoute à cela les dépenses de l'Université, ce sont quelque 8 milliards 885 millions de nos francs investis dans l'Education de nos enfants.
Pour les efforts consentis en matière de santé de base, l'espérance de vie fut de 56 ans de 1994 à 1999 et est passée de 1999 à 2004 à 65,5 ans.
Pour soutenir cet élan nouveau de sécurité en matière de santé publique, 7 établissements sanitaires furent construits, réhabilités et équipés et 17 spécialistes médicaux et paramédicaux formés à Ngazidja. Sept établissements sanitaires furent construits, réhabilités et équipés et 12 spécialistes médicaux et paramédicaux formés à Ndzouani (Hombo, Domoni...). Trois établissements sanitaires construits (Fomboni, Wanani...), réhabilités et équipés et 3 spécialistes médicaux et paramédicaux formés à Mohéli.
Tous ces investissements ont coûté à l'Etat 4 milliards 404 millions de nos francs.
Pour le secteur agricole et environnement, l'Etat a dépensé pour les nouvelles semences (bananes, patates douces), pour les laboratoires de qualité, pour le reboisement à Anjouan et les parcs nationaux ou bungalows dans les trois îles, la somme de 5 milliards 149 millions de nos francs, dont 1 milliards 945 à Anjouan, 1 milliard 300 à Ngazidja et 1 milliard 904 à Mohéli. Pour la pêche, l'Etat a dépensé 700 millions de francs pour 100 GPS et radios distribués aux pêcheurs à Ngazidja, 50 à Ndzouani et 30 à Mohéli.
Pour la première fois dans notre pays, le secteur privé n'a pas été oublié et l'Etat comorien a investi 5 milliards 326 millions dont 650 personnes ont bénéficié à Ngazidja, 300 personnes à Ndzouani avec plusieurs ouvertures de MECKS, SANDUKS et WESTERN.
Plus de 900 millions sont investis dans le secteur énergétique et Eau dont les adductions d'eau et constructions des citernes et l'acquisition par l'Etat et ses partenaires des groupes électrogènes d'une valeur de 351 millions pour Anjouan, 975 millions pour Mohéli et 3 milliards à Ngazidja.
Pour les infrastructures (Routes, Ports, Aéroports, Télévision), l'Etat a dépensé 12 milliards 792 millions pour les trois îles.
Pour la communication, l'Etat a dépensé 10 milliards 218 millions pour l'installation, l'extension et les équipements dans toutes les îles.
Quant à la gouvernance, l'Etat a consacré 1 milliard 951 millions pour la construction et la réhabilitation des bâtiments de justice et l'acquisition d'équipements bureautiques et la formation des cadres.
La lutte contre la pauvreté restera encore longtemps notre cheval de bataille pour une vie décente de notre population. D'ailleurs, son taux n'a cessé d'augmenter depuis l'accession de notre pays à la souveraineté internationale.
Toutefois, le taux de pauvreté par ménage fut de 47,3% de 1994 à 1999 et est passé de 1999 à 2004 à 36,9%. Ce taux fut de 60,9% à Anjouan en 1995 et il a baissé en 2004 à 38,4%. Pour Mohéli ; il était de 55,9% en 1995 et a baissé en 2004 à 37,8% (le choix à accorder plus d'investissements à caractères sociaux à Anjouan et Mohéli explique ce résultat confirmé par les institutions monétaires internationales).
C'est ainsi que notre pays qui fut classé au 141ème pays pauvre sur 174 pays de 1994 à 1999, est passé au 132ème pays pauvre sur 174 pays de 1999 à 2004, gagnant ainsi de 9 points sur le classement mondial (Indice IDH ; classement des Nations Unies)
Et le couronnement des gouvernements Azali auxquels j'ai pris une part très active est venu de la République de Maurice.
La tenue de la Conférence des donateurs décidée depuis Addis Abeba en 1997 est le fruit des efforts fournis pour la Réconciliation nationale par toutes les parties concernées, appuyées par toute la communauté internationale ; elle est surtout l'aboutissement d'une diplomatie active voire même très exposée et véritablement sans complexe du président Azali pour convaincre nos partenaires de l'espoir qui planera aux Comores après la tenue des élections présidentielles démocratiques, libres et transparentes.
Les engagements financiers pris par nos partenaires notamment, la France, premier partenaire des Comores au développement, auraient dus être concrétisés par le nouveau régime qui n'avait qu'à persévérer dans les réformes nécessaires qui répondent aux recommandations de nos partenaires et aux engagements pris par notre pays.
Qu'on dise que cela est peu et que beaucoup reste à réaliser est une vérité évidente. Mais de là à ne pas reconnaître les efforts faits par les gouvernements Azali, est une provocation.
Voilà pourquoi, tout en tirant les leçons de cette gestion qui n'est pas exempte d'erreurs et même de fautes, je suis persuadé qu'une réforme de notre administration afin de la rapprocher encore davantage des administrés et de mener une vraie politique de communication de proximité en usant des nouvelles technologies d'information et de communication, de tous les moyens techniques modernes et de toutes les potentialités humaines dont regorge notre pays en la matière, est nécessaire.
Les premiers trois mois doivent servir à l'équipe gouvernementale, pour établir un contact physique avec les réalités du pays. Tous les décideurs politiques doivent avoir une connaissance parfaite du pays profond et prendre la mesure de la pauvreté qui gangrène notre population. Il ne doit plus être admissible que quelqu'un qui accepte la responsabilité d'administrer le pays, ne connaisse pas les réalités d'Anjouan, de Mohéli et de la Grande Comores.
Il serait intéressant de découvrir que toute la population qui vit au-delà de Bandrani Anjouan est complètement coupée du monde et par conséquent ignore tout ce qui se passe chez elle. Et qu'elle finit par croire que la population des autres régions et des autres îles vit mieux et bénéficie des largesses de l'Etat central.
Savoir comment vivent les habitants du grand Nioumakélé et des Konis à Anjouan sera la meilleure solution pour une autorité nationale de saisir sa vraie mission. Pour des terres presque désertiques où des jeunes de moins de 15 ans, assis au bord de la route nationale qui traverse presque tous les villages de la région, vous regardent comme si vous venez de la planète Mars.
Et enfin, prendre conscience de la diversité de la population d'Anjouan c'est comprendre que notre unité doit se faire et se consolider pour être une valeur sûre de réussite sociale.
Découvrir les difficultés des habitants de Mohéli qui vivent au jour le jour en priant Dieu pour qu'un cyclone ou une autre catastrophe naturelle ne vienne perturber leur vie paisible de misère consacrée à une agriculture artisanale et peu productive, permettra aux dirigeants du pays de mieux cerner les raisons pour lesquelles la plus petite des îles de notre archipel reste depuis fort longtemps la plus arriérée. Toutes les potentialités dont l'île recèle doivent être exploitées pour le bien être de la population. La solidarité entre les îles pourrait jouer ici un rôle particulièrement important et bénéfique à la population de Mohéli.
En découvrant la Grande Comores, les dirigeants politiques cesseront de croire qu'elle est l'île qui aurait bénéficié de tous les avantages de l'Etat comorien car ils constateront que plus de 70% des réalisations faites l'ont été par l'effort des populations elles-mêmes et cela pourrait servir de bon exemple pour les autres îles. Prête à accueillir les Comoriens des autres îles, la Grande Comores doit retrouver la place qui est la sienne dans la société comorienne.
C'est ainsi que nos belles îles au parfum finiront par propager dans le monde les senteurs tropicales des fleurs d'ylang-ylang, de gousses de vanille naturelle, de clous de girofles et d'autres fleurs qui caractérisent son paysage luxuriant, parce que les Comores auront retrouvé tout le dynamisme économique, commercial et intellectuel très réputé et incontesté des Anjouanais qui aspirent à une vie radieuse avec un avenir souriant ; notre pays aura aussi retrouvé le sens très élevé de la protection de la famille, de l'honneur pour tous ceux qui réussissent par leurs propres efforts, le savoir-faire et la grandeur d'âme de tous les habitants de la Grande Comores ; nos îles de la lune auront très certainement pris en compte la solidarité infinie, l'accueil dans la joie et dans la fête avec une hospitalité défiant toute concurrence dans le monde, une confiance au prochain et en l'avenir, parfois même sans contrepartie et le sens de l'humour, bien ancré dans les mentalités de la population de Mohéli, la plus petite des Comores ; et enfin, notre archipel appréciera la curiosité, le besoin de connaître l'autre, la volonté d'affirmer leurs différences, le charme et la détermination d'aller au-delà des capacités d'harmonie et d'indépendance de cette population de Mayotte à la recherche d'une identité comorienne mais mahoraise surtout.
Ce rêve, deviendra réalité aussitôt que toute la jeunesse comorienne, les hommes et femmes, moins jeunes et adultes, se seront appropriés l'adage selon lequel « aide-toi et le ciel t'aidera ». Moi, j'y crois. Vous aussi, croyez-y. Je vous fais confiance. Allah nous accompagnera, Incha'llah.
La vérité au peuple, et à travers cet vérité trouvons ensemble ce qui changera l'avenir de notre pays
D'emblée, je me place en tête de tous ceux qui s'approprient et se reconnaissent du bilan des trois (1999-2002) et des quatre ans (2002-2006) du président Azali, sans aucun complexe, mais au contraire avec fierté. Ceci pour épargner à certains un débat inutile.
Dire la vérité et accepter les faits de l'histoire, a toujours été pour moi un plaisir et une obligation morale. Et d'ailleurs, comment cela pourrait-il en être autrement ? Et si tout le monde assumait ses responsabilités ?
Toutefois, lorsqu'ils se mettront à dresser ce bilan, qu'ils tiennent compte de tous les rapports et indicateurs impartiaux établis par nos partenaires au développement dont les institutions financières et monétaires internationales et nationales.
En parcourant le bilan économique de cette dernière décennie, on est vite convaincus que si beaucoup reste encore à faire, nous avons pu remodeler notre économie et avons encore les capacités de relever le pouvoir d'achat de nos concitoyens par une croissance économique soutenue.
En effet, de 1994 à 1998, la croissance économique de notre pays était de 1%. Elle est passée de 1999 à 2004, à 2,2%.
L'exportation en général fut de 2.630 millions par an de 1994 à 1998, pour passer de 1999 à 2004 à 6.573 millions ; celle de la vanille par exemple, fut de 1.088 millions de 1994 à 1999 et de 4.222 millions de 1999 à 2004.
Quant à la masse salariale qui augmentait chaque année en engloutissant la presque totalité des recettes de l'Etat. Elle fut de 66% des recettes de l'Etat de 1994 à 1999 et de seulement 48% de 1999 à 2004, ce qui a permis de payer régulièrement la dette IDA/FIDA et verser tous les 25 du mois les salaires des fonctionnaires et payer les retraités.
Quelle fut alors la part de l'Etat dans l'investissement public ?
De 1994 à 1999, elle fut de 10%, car l'Etat dépendait beaucoup de l'extérieur tandis que les recettes nationales étaient dépensées pour des objectifs non encore identifiés, alors qu'elle fut de 40% de 1999 à 2004, car l'Etat s'était pris en charge sans l'apport quelconque de l'extérieur.
Pour l'éducation de nos enfants, le taux de scolarisation fut de 51% de 1994 à 1999 et est passé de 1999 à 2004 à 73%, plaçant notre pays en tête du peloton des pays africains.
En Grande Comores, 160 salles de classe furent construites, réhabilitées et équipées, tandis que 70 cadres et praticiens furent formés. A Ndzouani, 172 salles de classe furent construites et équipées tandis que 40 cadres et praticiens furent formés et 200 jeunes miliciens réinsérés. 50 salles de classe furent construites et équipées tandis que 11 cadres et praticiens sont formés à Mohéli.
Si l'on rajoute à cela les dépenses de l'Université, ce sont quelque 8 milliards 885 millions de nos francs investis dans l'Education de nos enfants.
Pour les efforts consentis en matière de santé de base, l'espérance de vie fut de 56 ans de 1994 à 1999 et est passée de 1999 à 2004 à 65,5 ans.
Pour soutenir cet élan nouveau de sécurité en matière de santé publique, 7 établissements sanitaires furent construits, réhabilités et équipés et 17 spécialistes médicaux et paramédicaux formés à Ngazidja. Sept établissements sanitaires furent construits, réhabilités et équipés et 12 spécialistes médicaux et paramédicaux formés à Ndzouani (Hombo, Domoni...). Trois établissements sanitaires construits (Fomboni, Wanani...), réhabilités et équipés et 3 spécialistes médicaux et paramédicaux formés à Mohéli.
Tous ces investissements ont coûté à l'Etat 4 milliards 404 millions de nos francs.
Pour le secteur agricole et environnement, l'Etat a dépensé pour les nouvelles semences (bananes, patates douces), pour les laboratoires de qualité, pour le reboisement à Anjouan et les parcs nationaux ou bungalows dans les trois îles, la somme de 5 milliards 149 millions de nos francs, dont 1 milliards 945 à Anjouan, 1 milliard 300 à Ngazidja et 1 milliard 904 à Mohéli. Pour la pêche, l'Etat a dépensé 700 millions de francs pour 100 GPS et radios distribués aux pêcheurs à Ngazidja, 50 à Ndzouani et 30 à Mohéli.
Pour la première fois dans notre pays, le secteur privé n'a pas été oublié et l'Etat comorien a investi 5 milliards 326 millions dont 650 personnes ont bénéficié à Ngazidja, 300 personnes à Ndzouani avec plusieurs ouvertures de MECKS, SANDUKS et WESTERN.
Plus de 900 millions sont investis dans le secteur énergétique et Eau dont les adductions d'eau et constructions des citernes et l'acquisition par l'Etat et ses partenaires des groupes électrogènes d'une valeur de 351 millions pour Anjouan, 975 millions pour Mohéli et 3 milliards à Ngazidja.
Pour les infrastructures (Routes, Ports, Aéroports, Télévision), l'Etat a dépensé 12 milliards 792 millions pour les trois îles.
Pour la communication, l'Etat a dépensé 10 milliards 218 millions pour l'installation, l'extension et les équipements dans toutes les îles.
Quant à la gouvernance, l'Etat a consacré 1 milliard 951 millions pour la construction et la réhabilitation des bâtiments de justice et l'acquisition d'équipements bureautiques et la formation des cadres.
La lutte contre la pauvreté restera encore longtemps notre cheval de bataille pour une vie décente de notre population. D'ailleurs, son taux n'a cessé d'augmenter depuis l'accession de notre pays à la souveraineté internationale.
Toutefois, le taux de pauvreté par ménage fut de 47,3% de 1994 à 1999 et est passé de 1999 à 2004 à 36,9%. Ce taux fut de 60,9% à Anjouan en 1995 et il a baissé en 2004 à 38,4%. Pour Mohéli ; il était de 55,9% en 1995 et a baissé en 2004 à 37,8% (le choix à accorder plus d'investissements à caractères sociaux à Anjouan et Mohéli explique ce résultat confirmé par les institutions monétaires internationales).
C'est ainsi que notre pays qui fut classé au 141ème pays pauvre sur 174 pays de 1994 à 1999, est passé au 132ème pays pauvre sur 174 pays de 1999 à 2004, gagnant ainsi de 9 points sur le classement mondial (Indice IDH ; classement des Nations Unies)
Et le couronnement des gouvernements Azali auxquels j'ai pris une part très active est venu de la République de Maurice.
La tenue de la Conférence des donateurs décidée depuis Addis Abeba en 1997 est le fruit des efforts fournis pour la Réconciliation nationale par toutes les parties concernées, appuyées par toute la communauté internationale ; elle est surtout l'aboutissement d'une diplomatie active voire même très exposée et véritablement sans complexe du président Azali pour convaincre nos partenaires de l'espoir qui planera aux Comores après la tenue des élections présidentielles démocratiques, libres et transparentes.
Les engagements financiers pris par nos partenaires notamment, la France, premier partenaire des Comores au développement, auraient dus être concrétisés par le nouveau régime qui n'avait qu'à persévérer dans les réformes nécessaires qui répondent aux recommandations de nos partenaires et aux engagements pris par notre pays.
Qu'on dise que cela est peu et que beaucoup reste à réaliser est une vérité évidente. Mais de là à ne pas reconnaître les efforts faits par les gouvernements Azali, est une provocation.
Voilà pourquoi, tout en tirant les leçons de cette gestion qui n'est pas exempte d'erreurs et même de fautes, je suis persuadé qu'une réforme de notre administration afin de la rapprocher encore davantage des administrés et de mener une vraie politique de communication de proximité en usant des nouvelles technologies d'information et de communication, de tous les moyens techniques modernes et de toutes les potentialités humaines dont regorge notre pays en la matière, est nécessaire.
Les premiers trois mois doivent servir à l'équipe gouvernementale, pour établir un contact physique avec les réalités du pays. Tous les décideurs politiques doivent avoir une connaissance parfaite du pays profond et prendre la mesure de la pauvreté qui gangrène notre population. Il ne doit plus être admissible que quelqu'un qui accepte la responsabilité d'administrer le pays, ne connaisse pas les réalités d'Anjouan, de Mohéli et de la Grande Comores.
Il serait intéressant de découvrir que toute la population qui vit au-delà de Bandrani Anjouan est complètement coupée du monde et par conséquent ignore tout ce qui se passe chez elle. Et qu'elle finit par croire que la population des autres régions et des autres îles vit mieux et bénéficie des largesses de l'Etat central.
Savoir comment vivent les habitants du grand Nioumakélé et des Konis à Anjouan sera la meilleure solution pour une autorité nationale de saisir sa vraie mission. Pour des terres presque désertiques où des jeunes de moins de 15 ans, assis au bord de la route nationale qui traverse presque tous les villages de la région, vous regardent comme si vous venez de la planète Mars.
Et enfin, prendre conscience de la diversité de la population d'Anjouan c'est comprendre que notre unité doit se faire et se consolider pour être une valeur sûre de réussite sociale.
Découvrir les difficultés des habitants de Mohéli qui vivent au jour le jour en priant Dieu pour qu'un cyclone ou une autre catastrophe naturelle ne vienne perturber leur vie paisible de misère consacrée à une agriculture artisanale et peu productive, permettra aux dirigeants du pays de mieux cerner les raisons pour lesquelles la plus petite des îles de notre archipel reste depuis fort longtemps la plus arriérée. Toutes les potentialités dont l'île recèle doivent être exploitées pour le bien être de la population. La solidarité entre les îles pourrait jouer ici un rôle particulièrement important et bénéfique à la population de Mohéli.
En découvrant la Grande Comores, les dirigeants politiques cesseront de croire qu'elle est l'île qui aurait bénéficié de tous les avantages de l'Etat comorien car ils constateront que plus de 70% des réalisations faites l'ont été par l'effort des populations elles-mêmes et cela pourrait servir de bon exemple pour les autres îles. Prête à accueillir les Comoriens des autres îles, la Grande Comores doit retrouver la place qui est la sienne dans la société comorienne.
C'est ainsi que nos belles îles au parfum finiront par propager dans le monde les senteurs tropicales des fleurs d'ylang-ylang, de gousses de vanille naturelle, de clous de girofles et d'autres fleurs qui caractérisent son paysage luxuriant, parce que les Comores auront retrouvé tout le dynamisme économique, commercial et intellectuel très réputé et incontesté des Anjouanais qui aspirent à une vie radieuse avec un avenir souriant ; notre pays aura aussi retrouvé le sens très élevé de la protection de la famille, de l'honneur pour tous ceux qui réussissent par leurs propres efforts, le savoir-faire et la grandeur d'âme de tous les habitants de la Grande Comores ; nos îles de la lune auront très certainement pris en compte la solidarité infinie, l'accueil dans la joie et dans la fête avec une hospitalité défiant toute concurrence dans le monde, une confiance au prochain et en l'avenir, parfois même sans contrepartie et le sens de l'humour, bien ancré dans les mentalités de la population de Mohéli, la plus petite des Comores ; et enfin, notre archipel appréciera la curiosité, le besoin de connaître l'autre, la volonté d'affirmer leurs différences, le charme et la détermination d'aller au-delà des capacités d'harmonie et d'indépendance de cette population de Mayotte à la recherche d'une identité comorienne mais mahoraise surtout.
Ce rêve, deviendra réalité aussitôt que toute la jeunesse comorienne, les hommes et femmes, moins jeunes et adultes, se seront appropriés l'adage selon lequel « aide-toi et le ciel t'aidera ». Moi, j'y crois. Vous aussi, croyez-y. Je vous fais confiance. Allah nous accompagnera, Incha'llah.
La vérité au peuple, et à travers cet vérité trouvons ensemble ce qui changera l'avenir de notre pays
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