La chute libre
Deux ans de pouvoir ont largement suffi au Mollah Sambi pour comprendre que contrairement à ses humeurs, on ne gouverne pas un pays avec une avalanche de rêves et encore moins avec des discours sans effet.
Et comment ? Un président pervers, un gouvernement immature, un cabinet avec comme devise haine et mépris, des collaborateurs proches incompétents, les enfants du président pris tous la main dans le sac : Nanay chéri à la tête des millions de dollars destinés au fameux Projet d'habitat, Salim Ali Chahid dans la tourmente de l'affaire Nester, Hamidou Bourhane les mains pleines des dizaines de millions de nos francs destinés pour l'achat du matériel du Projet Habitat et du mobilier de l'Etat, le DG des hydrocarbures, Ahmed initiateur de plusieurs contrats fantômes et enfin le patron de la TNC Djaffar alias Top modèle au cœur des dons destinés aux fameux projets initiés par leur père Sambi. Bref, le sambisme touche le fond et c'est tout un empire qui croule.
Le constat est amer. Sambi nage dans l'impopularité et dans l'incompréhension. Plus de porte de sortie. Ses conseillers iraniens filtrés dans sa Garde rapprochée le lâchent et plus et le poussent à la bêtise. La seule alternative qui reste au président pour échapper à la pendaison après avoir rempli ses poches de l'argent des Mollah iraniens et des Bedouins kowetiens, est de réussir à changer la Constitution pour tenter de prolonger son mandat. Une hypothèse quasiment difficile après avoir été sévèrement giflé par nos parlementaires qui ont rejeté la loi sur la citoyenneté économique. Faute de gens de confiance lorsqu'on sait que Sambi selon ses propres termes, trahi et mal servi par les siens, a la tête ailleurs. Et c'est pourquoi, il a vite pris en considération les propositions de l'ancien directeur de cabinet du président Azali et Secrétaire général de la CRC qui, dans une analyse de fond a rappelé au président ses prérogatives par rapport à la Constitution. Se situant sur la même longueur d'onde que Msaidié, craignant une autre gifle de la part des députés, Sambi a opté pour le référendum. Sans doute, un risque majeur qui le mène vers une destination inconnue mais comme seule alternative.
Msaidié qui dans sa contribution sur le débat d'une éventuelle révision de la Constitution, a cité le Général De gaule, est selon la rue, une façon d'attirer l'attention de Sambi sur une telle aventure. Mais ceux qui connaissent l'orgueil de ce kabaila de Mutsamudu savent qu'il ne va pas reculer et surtout rassurer à ses amis qui ne cessent de lui injecter de l'argent.
Sambi est sur les pas du Général De gaule, car ce dernier n'a pas mesuré les faits de mai 1968 pour organiser après un referendum qui lui a coûté son fauteuil. Et voici Sambi aujourd'hui, après deux ans de tâtonnement, de détournement de fonds, d'une gestion chaotique, de trahison, du chiisme, emporté dans ses rêves habituels de vouloir demander la confiance du peuple. N'est ce pas une forme de mépris ?
A part les valets du palais, mais nous sommes tous habitués aux feuilletons quotidiens du Mollah Sambi. L'homme est insaisissable dans tous ses paramètres, une situation qui le conduit le dos au mur. Du cabinet du président, en passant au ministère des finances avec une escale à l'Etat Major de l'AND jusqu'au ministère des relations extérieures c'est le désordre à la maison. C'est le qui sauve qui peut. Avec l'arrivée de Moussa Toybou, président de l'île d'Anjouan et ex-confident de Sambi, toutes les données ont changé. C'est devant les caméras de Djabal TV que le poulain de Sambi a annoncé son divorce avec Sambi et tend la main à Abdouloihab et Mohamed Ali Said. Un nouveau coup de poignard dans le dos de Sambi. Il faut que nous nous posions sérieusement sans passion la question suivante : qui est Sambi réellement? Pourquoi autant de trahisons?
Je sais que cette question est difficile à répondre car personne ne saisit la vraie personnalité de Sambi. Il faut être issu du chiisme pour le comprendre peut être. Sambi continue à cacher dans son turban ce qu'il compte faire pour notre pays mais oublie que devant et derrière lui il y a un Dieu que nous croyons tous et jamais ne le laissera sacrifier la vie de tout un peuple. D'ailleurs chaque jour qui se lève, Allah Le Tout Puissant le met tout nu devant nous tous et c'est la malédiction qui le suit.
Le discours qu'il a prononcé le jour de l'Aid à Beit Salam, où pour la première fois a vu son impopularité briller, Sambi continue toujours à nous endormir avec ses promesses de campagne non tenues. De l'électricité, pourtant au moment même où il prononçait son discours, Allah le plus puissant lui a coupé le courant dans son propre palais pour lui montrer qu'il ment. Ah ! Quel miracle. Encore, le fameux Projet Habitat, une façon de dire aux comoriens je vous emmerde tous. Mais cette fois-ci, il s'est interdit de parler de la justice car il ne peut pas recevoir chez lui à Mutsamudu dans la matinée de l'Aid, Caabi El Yachroutu, Surette, le frère de son conseiller privé Oumbadi, tous de prisonniers qui ont été libérés par Sambi lui-même sans aucun procès et se contenter de nous parler encore de Mahakama ya kwelu.
Ceux qui ont été présents à Beit Salam ont compris que le Mollah touche le fond. Des chaises vides, un public non averti, des collaborateurs avec le visage froissé, de vice-présidents presque absents moralement, c'est la maison Sambi qui brûle. Ce n'est pas étonnant si Sambi compte mettre son mandat en jeu sous prétexte d'une éventuelle révision de la Constitution car orgueilleux, hautin, kabaila, comme il est, ne supporte pas l'échec et encore moins les critiques. Dans nos cafés où nous échangeons tous l'actualité du pays, nous pensons tous que Msaidié a parfaitement compris le moral de Sambi et le pousse à ce référendum dont nous savons tous qu'il part perdant et une meilleure aubaine pour ce Mollah de partir par la Grande porte comme le fut le Général De Gaule. Attendons et voir.
D'autres disent que ce pervers aime tellement le pouvoir qu'il est prêt à tout faire pour le garder. D'ailleurs, certains disent qu'il na pas encore fini ses cours pratiques de pilote de ligne et que les 18 mois qui lui restent lui suffiront pour obtenir sa licence d'exercer ce métier qui lui a toujours passionné et poussé à demander le suffrage universel du peuple. Il est vrai que ses amis Mollah iraniens l'aiment beaucoup, mais se sont refusés de lui payer des cours de pilotage et aujourd'hui qu'il est président, il saisit l'occasion de mettre la main sur les maigres ressources de l'Etat pour se payer ce luxe. Une raison qui le pousse à voyager partout, même dans de réunions de confréries chiites et toujours accompagné de sa Cour aux frais de l'Etat. Bientôt selon ses proches, se rendra en Iran pour de cours de karaté et de maniement d'armes. Nous reconnaissons tous, nous qui l'avons élu y compris moi, que notre haine nous a trahis et nous demandons pardons à Allah.
Même si on plaisante dans les rues que notre pardon ne sera accepté que lorsqu'on demande dans un premier temps à celles et à ceux qu'on a crachés sur les figures de nous pardonner après avoir commis cette bêtise de nous laisser guider par la haine jusqu'à élire un fou à la tête du pays. Qu'Allah nous pardonne.
Haya LeTramaTsilo Bo Wendza Manyo
Djamal
Et comment ? Un président pervers, un gouvernement immature, un cabinet avec comme devise haine et mépris, des collaborateurs proches incompétents, les enfants du président pris tous la main dans le sac : Nanay chéri à la tête des millions de dollars destinés au fameux Projet d'habitat, Salim Ali Chahid dans la tourmente de l'affaire Nester, Hamidou Bourhane les mains pleines des dizaines de millions de nos francs destinés pour l'achat du matériel du Projet Habitat et du mobilier de l'Etat, le DG des hydrocarbures, Ahmed initiateur de plusieurs contrats fantômes et enfin le patron de la TNC Djaffar alias Top modèle au cœur des dons destinés aux fameux projets initiés par leur père Sambi. Bref, le sambisme touche le fond et c'est tout un empire qui croule.
Le constat est amer. Sambi nage dans l'impopularité et dans l'incompréhension. Plus de porte de sortie. Ses conseillers iraniens filtrés dans sa Garde rapprochée le lâchent et plus et le poussent à la bêtise. La seule alternative qui reste au président pour échapper à la pendaison après avoir rempli ses poches de l'argent des Mollah iraniens et des Bedouins kowetiens, est de réussir à changer la Constitution pour tenter de prolonger son mandat. Une hypothèse quasiment difficile après avoir été sévèrement giflé par nos parlementaires qui ont rejeté la loi sur la citoyenneté économique. Faute de gens de confiance lorsqu'on sait que Sambi selon ses propres termes, trahi et mal servi par les siens, a la tête ailleurs. Et c'est pourquoi, il a vite pris en considération les propositions de l'ancien directeur de cabinet du président Azali et Secrétaire général de la CRC qui, dans une analyse de fond a rappelé au président ses prérogatives par rapport à la Constitution. Se situant sur la même longueur d'onde que Msaidié, craignant une autre gifle de la part des députés, Sambi a opté pour le référendum. Sans doute, un risque majeur qui le mène vers une destination inconnue mais comme seule alternative.
Msaidié qui dans sa contribution sur le débat d'une éventuelle révision de la Constitution, a cité le Général De gaule, est selon la rue, une façon d'attirer l'attention de Sambi sur une telle aventure. Mais ceux qui connaissent l'orgueil de ce kabaila de Mutsamudu savent qu'il ne va pas reculer et surtout rassurer à ses amis qui ne cessent de lui injecter de l'argent.
Sambi est sur les pas du Général De gaule, car ce dernier n'a pas mesuré les faits de mai 1968 pour organiser après un referendum qui lui a coûté son fauteuil. Et voici Sambi aujourd'hui, après deux ans de tâtonnement, de détournement de fonds, d'une gestion chaotique, de trahison, du chiisme, emporté dans ses rêves habituels de vouloir demander la confiance du peuple. N'est ce pas une forme de mépris ?
A part les valets du palais, mais nous sommes tous habitués aux feuilletons quotidiens du Mollah Sambi. L'homme est insaisissable dans tous ses paramètres, une situation qui le conduit le dos au mur. Du cabinet du président, en passant au ministère des finances avec une escale à l'Etat Major de l'AND jusqu'au ministère des relations extérieures c'est le désordre à la maison. C'est le qui sauve qui peut. Avec l'arrivée de Moussa Toybou, président de l'île d'Anjouan et ex-confident de Sambi, toutes les données ont changé. C'est devant les caméras de Djabal TV que le poulain de Sambi a annoncé son divorce avec Sambi et tend la main à Abdouloihab et Mohamed Ali Said. Un nouveau coup de poignard dans le dos de Sambi. Il faut que nous nous posions sérieusement sans passion la question suivante : qui est Sambi réellement? Pourquoi autant de trahisons?
Je sais que cette question est difficile à répondre car personne ne saisit la vraie personnalité de Sambi. Il faut être issu du chiisme pour le comprendre peut être. Sambi continue à cacher dans son turban ce qu'il compte faire pour notre pays mais oublie que devant et derrière lui il y a un Dieu que nous croyons tous et jamais ne le laissera sacrifier la vie de tout un peuple. D'ailleurs chaque jour qui se lève, Allah Le Tout Puissant le met tout nu devant nous tous et c'est la malédiction qui le suit.
Le discours qu'il a prononcé le jour de l'Aid à Beit Salam, où pour la première fois a vu son impopularité briller, Sambi continue toujours à nous endormir avec ses promesses de campagne non tenues. De l'électricité, pourtant au moment même où il prononçait son discours, Allah le plus puissant lui a coupé le courant dans son propre palais pour lui montrer qu'il ment. Ah ! Quel miracle. Encore, le fameux Projet Habitat, une façon de dire aux comoriens je vous emmerde tous. Mais cette fois-ci, il s'est interdit de parler de la justice car il ne peut pas recevoir chez lui à Mutsamudu dans la matinée de l'Aid, Caabi El Yachroutu, Surette, le frère de son conseiller privé Oumbadi, tous de prisonniers qui ont été libérés par Sambi lui-même sans aucun procès et se contenter de nous parler encore de Mahakama ya kwelu.
Ceux qui ont été présents à Beit Salam ont compris que le Mollah touche le fond. Des chaises vides, un public non averti, des collaborateurs avec le visage froissé, de vice-présidents presque absents moralement, c'est la maison Sambi qui brûle. Ce n'est pas étonnant si Sambi compte mettre son mandat en jeu sous prétexte d'une éventuelle révision de la Constitution car orgueilleux, hautin, kabaila, comme il est, ne supporte pas l'échec et encore moins les critiques. Dans nos cafés où nous échangeons tous l'actualité du pays, nous pensons tous que Msaidié a parfaitement compris le moral de Sambi et le pousse à ce référendum dont nous savons tous qu'il part perdant et une meilleure aubaine pour ce Mollah de partir par la Grande porte comme le fut le Général De Gaule. Attendons et voir.
D'autres disent que ce pervers aime tellement le pouvoir qu'il est prêt à tout faire pour le garder. D'ailleurs, certains disent qu'il na pas encore fini ses cours pratiques de pilote de ligne et que les 18 mois qui lui restent lui suffiront pour obtenir sa licence d'exercer ce métier qui lui a toujours passionné et poussé à demander le suffrage universel du peuple. Il est vrai que ses amis Mollah iraniens l'aiment beaucoup, mais se sont refusés de lui payer des cours de pilotage et aujourd'hui qu'il est président, il saisit l'occasion de mettre la main sur les maigres ressources de l'Etat pour se payer ce luxe. Une raison qui le pousse à voyager partout, même dans de réunions de confréries chiites et toujours accompagné de sa Cour aux frais de l'Etat. Bientôt selon ses proches, se rendra en Iran pour de cours de karaté et de maniement d'armes. Nous reconnaissons tous, nous qui l'avons élu y compris moi, que notre haine nous a trahis et nous demandons pardons à Allah.
Même si on plaisante dans les rues que notre pardon ne sera accepté que lorsqu'on demande dans un premier temps à celles et à ceux qu'on a crachés sur les figures de nous pardonner après avoir commis cette bêtise de nous laisser guider par la haine jusqu'à élire un fou à la tête du pays. Qu'Allah nous pardonne.
Haya LeTramaTsilo Bo Wendza Manyo
Djamal
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