Une saisie, un kidnapping et deux arrestations
Entre Makas et Oceanisse Sarl, deux sociétés de droit comorien intervenant dans le domaine de la navigation maritime, le torchon brûle. A l’origine, il y a cette saisie du navire Djabal 1, cloué au port de Dar-es salam depuis le 9 septembre à la demande d’Oceanisse pour, dit-on, non paiement des frais liés à une assistance en mer, Djabal ayant été en détresse au large de la Tanzanie en août dernier. L’affaire agite le petit monde économique de la place.
Dans un mémorandum publié à Moroni le 3 octobre, Makas Navigation conteste la confiscation de son navire Djabal 1. Selon Mohamed Kassim, patron de la société, cette saisie n’a suivi aucune règle de droit. « Non seulement nous n’avons jamais reçu la moindre facture de la part d’Océanisse pour le règlement de l’opération de remorquage, mais le coût qu’on nous demande aujourd’hui de payer est extrêmement élevé par rapport aux services rendus » a-t-il expliqué dans un entretien avec Al-watwan. En effet, la société Océanisse, propriétaire des bateaux Treize Radjab et Dhoulficar, somme Makas de payer l’équivalent de 53 000 euros, soit plus de 25 millions de Fc.
M. Kassim se dit d’autant plus surpris de l’attitude d’Océanisse que la capitainerie du port, qui avait servi d’intermédiaire entre les deux sociétés pour l’assistance en mer de Djabal, n’a jamais été saisie jusque-là d’une demande de paiement.
Les tractations qui ont eu lieu depuis le déclenchement de cette affaire, notamment entre le l’Opaco (organisation du patronat des Comores), la Chambre de commerce, puis gouvernement, d’une part, et Océanisse, d’autre part, n’ont pas encore permis de dénouer la crise. Makas Navigation se dit aujourd’hui disposée à payer « les frais occasionnés par le remorquage sur la base d’une juste évaluation faite par une expertise indépendante qui prendra en compte le volume de gaz consommé, le nombre d’heures de travail perdus et autres frais supplémentaires » lit-on dans le mémorandum.
Le lundi 6 octobre, nouveau rebondissement. Trois personnes proches du patron d’Oceanisse sont enlevées à Moroni et conduits vers une destination inconnue. La première piste retenue par la brigade de recherche s’oriente vers la famille Kassim. Le couple sera arrêté le soir et passera le reste de la nuit à la gendarmerie nationale. « Etant donné qu’il y a un différend qui oppose le couple et les kidnappés, il est tout à fait normal de les entendre » a déclaré à Al-watwan le commandant de la gendarmerie de Moroni, Mohamed Yahya, alias Chigou, qui précise qu’ils en sont là au stade préliminaire de l’enquête. Mohamed Kassim, lui, se défend d’être le commanditaire de cet enlèvement. « Nous sommes pour rien dans ce kidnapping. Mais il faut dire que cette affaire a choqué beaucoup de gens. Et nous avons tenu à avertir les responsables compétents sur les conséquences d’un enlisement de ce conflit » dit-il.
Au siège d’Océanisse, sis au quartier Oasis, on se refuse à tout commentaire. A plusieurs reprises, nous avons tenté de rencontrer les principaux responsables de la société. Sans succès.
La consigne semble être de garder le silence, aussi bien sur le conflit proprement dit avec Makas Navigation que sur l’enlèvement de trois proches de la maison. Al-watwan a tout simplement remarqué, mercredi après-midi, une forte présence militaire aux abords d’Océanisse.
Source: Al-watwan
Dans un mémorandum publié à Moroni le 3 octobre, Makas Navigation conteste la confiscation de son navire Djabal 1. Selon Mohamed Kassim, patron de la société, cette saisie n’a suivi aucune règle de droit. « Non seulement nous n’avons jamais reçu la moindre facture de la part d’Océanisse pour le règlement de l’opération de remorquage, mais le coût qu’on nous demande aujourd’hui de payer est extrêmement élevé par rapport aux services rendus » a-t-il expliqué dans un entretien avec Al-watwan. En effet, la société Océanisse, propriétaire des bateaux Treize Radjab et Dhoulficar, somme Makas de payer l’équivalent de 53 000 euros, soit plus de 25 millions de Fc.
M. Kassim se dit d’autant plus surpris de l’attitude d’Océanisse que la capitainerie du port, qui avait servi d’intermédiaire entre les deux sociétés pour l’assistance en mer de Djabal, n’a jamais été saisie jusque-là d’une demande de paiement.
Les tractations qui ont eu lieu depuis le déclenchement de cette affaire, notamment entre le l’Opaco (organisation du patronat des Comores), la Chambre de commerce, puis gouvernement, d’une part, et Océanisse, d’autre part, n’ont pas encore permis de dénouer la crise. Makas Navigation se dit aujourd’hui disposée à payer « les frais occasionnés par le remorquage sur la base d’une juste évaluation faite par une expertise indépendante qui prendra en compte le volume de gaz consommé, le nombre d’heures de travail perdus et autres frais supplémentaires » lit-on dans le mémorandum.
Le lundi 6 octobre, nouveau rebondissement. Trois personnes proches du patron d’Oceanisse sont enlevées à Moroni et conduits vers une destination inconnue. La première piste retenue par la brigade de recherche s’oriente vers la famille Kassim. Le couple sera arrêté le soir et passera le reste de la nuit à la gendarmerie nationale. « Etant donné qu’il y a un différend qui oppose le couple et les kidnappés, il est tout à fait normal de les entendre » a déclaré à Al-watwan le commandant de la gendarmerie de Moroni, Mohamed Yahya, alias Chigou, qui précise qu’ils en sont là au stade préliminaire de l’enquête. Mohamed Kassim, lui, se défend d’être le commanditaire de cet enlèvement. « Nous sommes pour rien dans ce kidnapping. Mais il faut dire que cette affaire a choqué beaucoup de gens. Et nous avons tenu à avertir les responsables compétents sur les conséquences d’un enlisement de ce conflit » dit-il.
Au siège d’Océanisse, sis au quartier Oasis, on se refuse à tout commentaire. A plusieurs reprises, nous avons tenté de rencontrer les principaux responsables de la société. Sans succès.
La consigne semble être de garder le silence, aussi bien sur le conflit proprement dit avec Makas Navigation que sur l’enlèvement de trois proches de la maison. Al-watwan a tout simplement remarqué, mercredi après-midi, une forte présence militaire aux abords d’Océanisse.
Source: Al-watwan
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