Comores : le principal syndicat dénonce les arriérés de salaire des fonctionnaires

Publié le par l'anjouannais

La Confédération des travailleurs des Comores (CTC) a saisi le gouvernement sur "la situation sociale" des fonctionnaires après près de sept mois d'arriérés de salaires à la Fonction publique, a-t-on appris mardi 18 novembre à Moroni.
 

 

L'interpellation est contenue dans un pli adressé au ministre des Finances de l'Union des Comores par Ibouroi A. Toibibou, le secrétaire général de la CTC. "A un mois de la fin de l'année, les fonctionnaires accusent des retards de paiement jamais atteints", écrit la CTC, rappelant que le dernier mois payé est celui d'avril, dont "le salaire a été versé le 29 septembre dernier".

M. Toibibou salue le début de l'ère Sambi, quand les fonctionnaires pouvaient percevoir leurs salaires sans difficultés à la fin du mois, mais estime que la situation actuelle découle d'une absence de volonté politique "qui a choisi d'autres priorités". Les problèmes de trésorerie de l'Union des Comores sont notamment liés à l'intervention militaire à Anjouan en mars dernier, ainsi qu'à la crise énergétique rencontrée par le pays entre juin et octobre – toutes deux très coûteuses. Auparavant, le gouvernement Sambi avait réussi, depuis mai 2006, à éviter les arriérés de salaire, qui étaient devenus monnaie courante sous le mandat d'Azali Assoumani (2002-2006).

Le chef de la centrale syndicale comorienne propose, pour résoudre le problème des salaires, que soit créée une taxe sur les télécommunications afin de "permettre à l'Etat d'éponger les arriérés de salaires de ses agents".

Ahmed Abdallah Sambi a pour sa part estimé à plusieurs reprises que l'Etat devrait se séparer d'un certain nombre de ses agents, dont la masse salariale représente une part importante du budget national.


source malango

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