Arriérés de salaires, les fonctionnaires réduits à la mendicité
Posté le 17.11.2008 par inoussa Le président Sambi vient de recevoir des délégués de la notabilité au palais de Beit-salam. Selon des indiscrétions, il se prépare à Moroni un grand meeting populaire de soutien au chef de l’Etat qui bénéficiera de l’onction de la notabilité de Ngazidja. L’objectif est de susciter chez la population un vaste élan d’adhésion au projet de révision constitutionnelle qui ne semble pas recueillir les faveurs d’une bonne partie de l’opinion.
Ce projet de reforme constitutionnelle est destiné, croit-on savoir, à prolonger le bail du président Sambi à Beit-salam. Il a beau multiplier les dénégations, personne ne comprend vraiment pourquoi, à un an et demi de la fin de son mandat, il veut toiletter cette constitution qui, aussi mauvaise qu’elle soit, aurait, en tout cas, convaincu Anjouan de rentrer dans les rangs.
Le chef de l’Etat ne cesse de clamer à tout bout de champ qu’il est prêt à remettre en jeu son mandat si tant les présidents des îles sont persuadés de la nécessité de regrouper les élections pour des soucis d’argent. Le président Abdouloihabi vient de le prendre au mot et a déclaré être, lui aussi, prêt à tenir toutes les élections en 2009. On attend maintenant la position de Sambi.
Si cela venait à se réaliser, ce serait une réelle bouffée d’oxygène pour le peuple comorien qui, de jour en jour, voit son niveau de vie s’écrouler dans l’indifférence de ses dirigeants. Il faut dire que les fonctionnaires de l’Etat accusent sept mois d’arriérés de salaires pendant que les ministres sautent d’un avion à un autre sans résultats probants. Le journal La Tribune de Hadji Hassanali a constaté que durant le mois d’octobre, le chef de l’Etat et cinq ministres du gouvernement de l’Union étaient en voyage à l’extérieur.
Le quotidien de la population est devenu le cadet des soucis du gouvernement comorien. Le fonctionnaire comorien est devenu un mendiant. On nous promet encore pire, car les sociétés d’Etat seraient aujourd’hui au bord de la faillite. La Mamwé est moribonde, la société des hydrocarbures n’arrive même pas à renouveler ses stocks et compte sur la générosité de certains émirs du Golfe pour accomplir sa mission,….Et quand on a vu les deux directeurs généraux de ces deux sociétés d’Etat donner des leçons de bonne gestion à la terre entière, notamment à Mohéli, on s’étrangle de rire. Heureusement que le ridicule ne tue pas… !
Mais, à propos de la révision constitutionnelle, il est nécessaire de relever certaines contradictions quant aux amendements que le gouvernement voudrait bien apporter au Texte fondamental. D’une part, le président veut, pour des raisons budgétaires, regrouper les élections ; ce qui est en soi "compréhensible". D’autre part, il entend accorder au chef de l’Etat la possibilité de dissoudre l’assemblée nationale. Or, si le parlement est dissous, il faut bien des élections anticipées. Ce qui contredit la démarche présidentielle de regroupement des scrutins. La logique est faussée.
source: inoussablog
Une chose est sûre : l’île de Mohéli reste farouchement opposée à cette reforme et entend faire de son mieux pour avorter toute tentative de leur voler la tournante. Nous espérons que le président Sambi ne prendra pas ce risque ; le risque de voir Mohéli s’éloigner de l’archipel et de renvoyer les Comores à la case-départ. Surtout quand on sait que des pêcheurs en eaux troubles pourraient « infiltrer » l’exécutif de Mohéli, tirer les ficelles et exacerber ces tensions entre Moroni et Fomboni pour tirer le meilleur parti. Dieu fasse que nous n’en arriverions pas là.
Ce projet de reforme constitutionnelle est destiné, croit-on savoir, à prolonger le bail du président Sambi à Beit-salam. Il a beau multiplier les dénégations, personne ne comprend vraiment pourquoi, à un an et demi de la fin de son mandat, il veut toiletter cette constitution qui, aussi mauvaise qu’elle soit, aurait, en tout cas, convaincu Anjouan de rentrer dans les rangs.
Le chef de l’Etat ne cesse de clamer à tout bout de champ qu’il est prêt à remettre en jeu son mandat si tant les présidents des îles sont persuadés de la nécessité de regrouper les élections pour des soucis d’argent. Le président Abdouloihabi vient de le prendre au mot et a déclaré être, lui aussi, prêt à tenir toutes les élections en 2009. On attend maintenant la position de Sambi.
Si cela venait à se réaliser, ce serait une réelle bouffée d’oxygène pour le peuple comorien qui, de jour en jour, voit son niveau de vie s’écrouler dans l’indifférence de ses dirigeants. Il faut dire que les fonctionnaires de l’Etat accusent sept mois d’arriérés de salaires pendant que les ministres sautent d’un avion à un autre sans résultats probants. Le journal La Tribune de Hadji Hassanali a constaté que durant le mois d’octobre, le chef de l’Etat et cinq ministres du gouvernement de l’Union étaient en voyage à l’extérieur.
Le quotidien de la population est devenu le cadet des soucis du gouvernement comorien. Le fonctionnaire comorien est devenu un mendiant. On nous promet encore pire, car les sociétés d’Etat seraient aujourd’hui au bord de la faillite. La Mamwé est moribonde, la société des hydrocarbures n’arrive même pas à renouveler ses stocks et compte sur la générosité de certains émirs du Golfe pour accomplir sa mission,….Et quand on a vu les deux directeurs généraux de ces deux sociétés d’Etat donner des leçons de bonne gestion à la terre entière, notamment à Mohéli, on s’étrangle de rire. Heureusement que le ridicule ne tue pas… !
Mais, à propos de la révision constitutionnelle, il est nécessaire de relever certaines contradictions quant aux amendements que le gouvernement voudrait bien apporter au Texte fondamental. D’une part, le président veut, pour des raisons budgétaires, regrouper les élections ; ce qui est en soi "compréhensible". D’autre part, il entend accorder au chef de l’Etat la possibilité de dissoudre l’assemblée nationale. Or, si le parlement est dissous, il faut bien des élections anticipées. Ce qui contredit la démarche présidentielle de regroupement des scrutins. La logique est faussée.
source: inoussablog
Une chose est sûre : l’île de Mohéli reste farouchement opposée à cette reforme et entend faire de son mieux pour avorter toute tentative de leur voler la tournante. Nous espérons que le président Sambi ne prendra pas ce risque ; le risque de voir Mohéli s’éloigner de l’archipel et de renvoyer les Comores à la case-départ. Surtout quand on sait que des pêcheurs en eaux troubles pourraient « infiltrer » l’exécutif de Mohéli, tirer les ficelles et exacerber ces tensions entre Moroni et Fomboni pour tirer le meilleur parti. Dieu fasse que nous n’en arriverions pas là.
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