Azali : « Quand j'étais président »
Azali : « Quand j'étais président »
Il a quitté le pouvoir « de son plein gré, après un seul mandat ». C'est extraordinaire, car c'est « rare en Afrique ». « Refuser de conserver le pouvoir après l'avoir obtenu à la suite d'un coup d'Etat est tout aussi exceptionnel. C'est pourtant ce qu'a fait sans hésitation ni regret l'ancien président des Comores, Assoumani Azali, aujourd'hui âgé de 49 ans » ! « Cet homme de conviction (...) a su résister à la fascination des tapis rouges et des honneurs, de l'argent facile et du luxe, dévoile sans tabou ni dissimulation ce que fut vraiment sa vie de président de la République ». Tels sont quelques lignes que l'on peut lire sur le site web des éditions Duboiris qui vient de publier le livre ''Quand j'étais président''.
L'ancien président de la république Assoumani Azali qui a gardé le silence pendant presque trois ans vient de livrer ses « secrets » de président dans son livre d'entretiens avec le journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais Charles Onana. Ce dernier s'est surtout fait connaître par ses écrits, parfois polémiques, concernant le génocide au Rwanda et qui lui a valu l'accusation d'auteur négationniste.
Selon la maison d'édition, le livre parle entre autre de la façon dont Azali s'est « opposé au mercenaire français Bob Denard », de son putsch, de ses rapports avec l'UA, le FMI et la Banque Mondiale, de « sa conception du travail et du rôle d'un chef d'Etat »...
L'initiative de l'ancien président est courageuse, salutaire et exemplaire, parce que c'est une première aux Comores. Son livre sera utile et pourrait avoir un succès continental, voire mondial.
Je lui souhaite en tout cas bon vent, dans cette nouvelle aventure. Car son livre servira de témoignage et pourrait donner un exemple aux dirigeants africains, affamés du pouvoir. Il nous parlera sûrement de l' « autre Azali » que les comoriens ne voulaient pas encore entendre parler. En outre, on parlera encore une fois du « laboratoire africain » qui n'est autre que notre pays qui a déjà servi à redorer l'image de notre continent. Même si les mauvaises langues ont parlé d'une « crédibilité à bon marché », notre pays a permis à l'Union africaine de régler un conflit armé à Anjouan.
Et parce qu'Azali a choisi de se confier à un journaliste étranger, les détracteurs de l'ancien président risquent de l'accuser d'avoir voulu vaincre sans péril pour triompher sans gloire (pour paraphraser le proverbe). Ils arguent que celui qui, après son coup d'Etat, avait juré qu'il ne serait pas candidat aux élections présidentielles car son souci était de sauver l'unité nationale, n'aurait jamais quitté le pouvoir s'il avait le choix d'y rester.
D'ailleurs, avant même la parution du livre, beaucoup de comoriens se sont demandés pourquoi le colonel Azali avait choisi un franco-camerounais alors que, selon Al-watwan, « certains journalistes locaux lui avaient proposé le même projet » ? Ainsi, certains comoriens craignent d'être déçus en lisant ce livre car, selon eux, des questions qui auraient été posées par un journaliste qui s'appellerait Mlamali ou Moina Bahati leur auraient été familières. Mais l'on comprendra que l'ancien président ne cherche pas qu'un succès national, puisque c'est en France où il a choisi de faire ou de commencer la promotion de son livre et où il enchaîne actuellement des interviews dans les médias tels que RFI, Africa N°1 et France24.
L'ancien président qui se dit prêt à aider son pays « en cas de besoin », annonce-t-il un retour effectif dans la vie politique ? La réponse ne devrait pas tarder, car il s'apprête à rentrer aux Comores dans les heures qui viennent.
L'ancien président de la république Assoumani Azali qui a gardé le silence pendant presque trois ans vient de livrer ses « secrets » de président dans son livre d'entretiens avec le journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais Charles Onana. Ce dernier s'est surtout fait connaître par ses écrits, parfois polémiques, concernant le génocide au Rwanda et qui lui a valu l'accusation d'auteur négationniste.
Selon la maison d'édition, le livre parle entre autre de la façon dont Azali s'est « opposé au mercenaire français Bob Denard », de son putsch, de ses rapports avec l'UA, le FMI et la Banque Mondiale, de « sa conception du travail et du rôle d'un chef d'Etat »...
L'initiative de l'ancien président est courageuse, salutaire et exemplaire, parce que c'est une première aux Comores. Son livre sera utile et pourrait avoir un succès continental, voire mondial.
Je lui souhaite en tout cas bon vent, dans cette nouvelle aventure. Car son livre servira de témoignage et pourrait donner un exemple aux dirigeants africains, affamés du pouvoir. Il nous parlera sûrement de l' « autre Azali » que les comoriens ne voulaient pas encore entendre parler. En outre, on parlera encore une fois du « laboratoire africain » qui n'est autre que notre pays qui a déjà servi à redorer l'image de notre continent. Même si les mauvaises langues ont parlé d'une « crédibilité à bon marché », notre pays a permis à l'Union africaine de régler un conflit armé à Anjouan.
Et parce qu'Azali a choisi de se confier à un journaliste étranger, les détracteurs de l'ancien président risquent de l'accuser d'avoir voulu vaincre sans péril pour triompher sans gloire (pour paraphraser le proverbe). Ils arguent que celui qui, après son coup d'Etat, avait juré qu'il ne serait pas candidat aux élections présidentielles car son souci était de sauver l'unité nationale, n'aurait jamais quitté le pouvoir s'il avait le choix d'y rester.
D'ailleurs, avant même la parution du livre, beaucoup de comoriens se sont demandés pourquoi le colonel Azali avait choisi un franco-camerounais alors que, selon Al-watwan, « certains journalistes locaux lui avaient proposé le même projet » ? Ainsi, certains comoriens craignent d'être déçus en lisant ce livre car, selon eux, des questions qui auraient été posées par un journaliste qui s'appellerait Mlamali ou Moina Bahati leur auraient été familières. Mais l'on comprendra que l'ancien président ne cherche pas qu'un succès national, puisque c'est en France où il a choisi de faire ou de commencer la promotion de son livre et où il enchaîne actuellement des interviews dans les médias tels que RFI, Africa N°1 et France24.
L'ancien président qui se dit prêt à aider son pays « en cas de besoin », annonce-t-il un retour effectif dans la vie politique ? La réponse ne devrait pas tarder, car il s'apprête à rentrer aux Comores dans les heures qui viennent.
Comores4.skyrock.com
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