Et si Sambi et Madeira avaient agi comme à Madagascar au lieu de creuser le fossé entre les Comoriens?
Les négociations multilatérales visant à établir une transition neutre, pacifique et consensuelle à Madagascar ont repris depuis le mercredi 20 mai 2009 à Antananarivo sous légide des médiateurs internationaux de lUnion Africaine (UA), de la Communauté de développement de lAfrique Australe (SADC), de lOrganisation internationale de la Francophonie (OIF) et de lOrganisation des Nations Unies (ONU).
Toutes les sensibilités politiques de Madagascar sont représentées à la table des négociations. Elles sont regroupées en quatre mouvances élargies : mouvance Rajoelina, mouvance Ratsiraka, mouvance Ravalomanana et mouvance Zafy.
Les négociations se poursuivent en vue dobtenir ladhésion des mouvances participantes à une Charte de la Transition qui fournira un cadre pour la gestion consensuelle de la transition menant à des élections libres, justes, équitables et transparentes dans les plus brefs délais.
A ce jour, les négociations ont réussi à déboucher sur un certain nombre de points daccord.
En premier lieu, les parties se sont mis daccord sur les principes suivants :
La nécessité dune transition neutre, pacifique et consensuelle
La participation des anciens Chefs dEtat et du Chef dEtat de la Transition à la prochaine élection présidentielle. Après de longs débats, les parties malgaches ont convenu de respecter le droit des anciens Chefs dEtat et du Chef dEtat de la Transition à se présenter à lélection présidentielle.
Les élections seront organisées dès que possible suite à une évaluation par des experts nationaux et internationaux des capacités de Madagascar à organiser dans les meilleures conditions des élections crédibles, ce dans un délai nexcédant pas 14 mois à partir de la date de signature de la Charte de la Transition.
Un statut spécial préservant la dignité et garantissant la sécurité des anciens Chefs dEtat sera élaboré. Un Conseil des sages regroupant tous les anciens Chefs dEtat sera également mis sur pied.
En second lieu, les parties se sont mises daccord sur toutes les institutions de transition. Il sagit de :
La Haute Autorité de la Transition
Le Gouvernement dunion nationale de la Transition
Le Congrès de la Transition
Le Conseil national de réconciliation et la Commission « vérité et réconciliation », chargée de passer en revue lHistoire récente de Madagascar, promouvoir la réconciliation nationale et examiner les questions de réparation et de compensation.
Le Conseil économique et social de la Transition
La Haute cour de la Transition
Le Comité de réflexion sur la défense et la sécurité nationales
La Commission électorale indépendante
Les discussions portent actuellement sur la composition et la clé de répartition des institutions de lexécutif et du législatif de la Transition.
Lidée dune amnistie générale est en discussion pour les infractions liées aux évènements survenus dans des périodes restant à préciser. Les parties ont toutefois convenu quaucune amnistie ne couvrirait les crimes de guerre, les crimes contre lhumanité, les crimes de génocide et les violations graves des droits de lhomme.
Les médiateurs internationaux appellent toutes les parties à faire les concessions qui simposent afin dobtenir un accord sur les questions qui demeurent en discussion et mener à terme les négociations en vue de parvenir à une transition concertée.
Antananarivo, le 22 mai 2009.
Toutes les sensibilités politiques de Madagascar sont représentées à la table des négociations. Elles sont regroupées en quatre mouvances élargies : mouvance Rajoelina, mouvance Ratsiraka, mouvance Ravalomanana et mouvance Zafy.
Les négociations se poursuivent en vue dobtenir ladhésion des mouvances participantes à une Charte de la Transition qui fournira un cadre pour la gestion consensuelle de la transition menant à des élections libres, justes, équitables et transparentes dans les plus brefs délais.
A ce jour, les négociations ont réussi à déboucher sur un certain nombre de points daccord.
En premier lieu, les parties se sont mis daccord sur les principes suivants :
La nécessité dune transition neutre, pacifique et consensuelle
La participation des anciens Chefs dEtat et du Chef dEtat de la Transition à la prochaine élection présidentielle. Après de longs débats, les parties malgaches ont convenu de respecter le droit des anciens Chefs dEtat et du Chef dEtat de la Transition à se présenter à lélection présidentielle.
Les élections seront organisées dès que possible suite à une évaluation par des experts nationaux et internationaux des capacités de Madagascar à organiser dans les meilleures conditions des élections crédibles, ce dans un délai nexcédant pas 14 mois à partir de la date de signature de la Charte de la Transition.
Un statut spécial préservant la dignité et garantissant la sécurité des anciens Chefs dEtat sera élaboré. Un Conseil des sages regroupant tous les anciens Chefs dEtat sera également mis sur pied.
En second lieu, les parties se sont mises daccord sur toutes les institutions de transition. Il sagit de :
La Haute Autorité de la Transition
Le Gouvernement dunion nationale de la Transition
Le Congrès de la Transition
Le Conseil national de réconciliation et la Commission « vérité et réconciliation », chargée de passer en revue lHistoire récente de Madagascar, promouvoir la réconciliation nationale et examiner les questions de réparation et de compensation.
Le Conseil économique et social de la Transition
La Haute cour de la Transition
Le Comité de réflexion sur la défense et la sécurité nationales
La Commission électorale indépendante
Les discussions portent actuellement sur la composition et la clé de répartition des institutions de lexécutif et du législatif de la Transition.
Lidée dune amnistie générale est en discussion pour les infractions liées aux évènements survenus dans des périodes restant à préciser. Les parties ont toutefois convenu quaucune amnistie ne couvrirait les crimes de guerre, les crimes contre lhumanité, les crimes de génocide et les violations graves des droits de lhomme.
Les médiateurs internationaux appellent toutes les parties à faire les concessions qui simposent afin dobtenir un accord sur les questions qui demeurent en discussion et mener à terme les négociations en vue de parvenir à une transition concertée.
Antananarivo, le 22 mai 2009.
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