L’Ambassadeur sud-africain met en cause la validité du référendum.

Publié le par l'anjouanais

La Communauté Internationale à Moroni, n’arrive plus à cacher ses divisons sous les sourires polis des diplomates étrangers qui la composent. Mercredi 20, M. Mabeta ambassadeur d’Afrique du Sud a
abandonné toute réserve pour dénoncer le référendum.

 Lors d’une rencontre entre la Communauté Internationale et le président de Ngazidja Mohamed Abdouloihabi, il a critiqué et son organisation et
ses résultats tronqués, insistant sur le boycott massif, visible par quiconque voulait bien le voir. Il a contredit mot pour mot les propos de M. Madera, l’envoyé spécial du Président de l’OUA, qui a félicité les autorités et la population pour leur maturité et les résultats d’un référendum qui va stabiliser le pays en éliminant les conflits de compétence et en réduisant les dépenses de l’état. M. Mabeta a insisté sur la solidarité concrète du peuple  sud-africain avec le peuple comorien. Il a rappelé que son pays a mobilisé plus de dix millions de
dollars pour sécuriser des élections libres qui ont permis au président Sambi de se faire élire. L’Afrique du Sud est attachée à la stabilité démocratique des Comores, « qui ne devraient plus être un champ d’expérimentation pour personne ». Il a encouragé les opposants à s’organiser sérieusement, à relever les atteintes au processus démocratique, l’affaiblissement systématique des institutions, les irrégularités du référendum et à faire des propositions bien étudiées pour l’avenir.

L’ambassadeur de Chine a soutenu la position de Madera sur la régularité du référendum et appelé M. Abdouloihabi à coopérer avec les autorités de l’Union.

La France, représenté par le second de l’ambassadeur, n’a pas pipé mot. Les 2 derniers communiqués du Quai d’Orsay, sous un langage poli, expriment l’inquiétude de Paris, sur les suites du référendum. L’insistance  sur « la transparence »,  « le dialogue approfondi », et « la nécessité des élections législatives » dit, on ne peut mieux les réserves de Paris sur la démarche de Sambi.

Correspondant Moroni  de holambé

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