Analyse union africaine...

Publié le par achaha


Le Fait du jour
- Si le Colonel Bakar est chassé

L'option militaire se précise de jour en jour pour ce qui concerne le règlement de la situation politique dans l'Ile d'Anjouan aux Comores. Après avoir épuisé toutes les voies de recours pour un accord négocié, le pouvoir central comorien, l'Union africaine, la France et les Etats-Unis concentrent hommes et moyens afin de « déloger » le Colonel Mohamed Bakar.

Mohamed Bakar a dirigé l'Ile d'Anjouan comme président régulièrement élu de 2002 à 2007. Sa réélection, ou plus exactement sa proclamation de victoire en juin 2007 au terme d'un scrutin contesté est au cœur de ce recours à la force consensuel qui n'attend plus que le feu vert des autorités de Moroni, la capitale comorienne.

Ce sera une grande première dans l'Histoire de l'Union africaine de parrainer, non pas une force de maintien de la paix, mais un débarquement visant à rétablir la légalité républicaine dans un Etat tiers. Par le passé, bien entendu, des expériences régionales ont eu lieu, mais l'ampleur du soutien à l'action militaire contre « l'homme fort » d'Anjouan montre bien que l'organisation panafricaine souhaite mettre un terme à l'arrivisme politique à la tête des Etats. L'une des clauses considérées comme « révolutionnaire » de l'UA étant justement la mise en quarantaine de régimes issus de coups d'Etat, ou s'installant en violation des normes démocratiques.

Pour parler d'expériences régionales, citons le cas de la République de Sao Tomé et Principe où des officiers de l'armée déposèrent en juillet 2003 le président Fradique de Menezes. A l'époque la diplomatie de la sous-région d'Afrique centrale avait permis le règlement presque à l'amiable du conflit qui se solda par le retour à la caserne des soldats insurgés.

Ce qu'il faut redouter, dans les opérations qui pourraient commencer incessamment à Anjouan, ce sont les pertes de vies humaines au sein de la population. A l'heure qu'il est, le Colonel Bakar, qui se disait il y a peu encore ouvert au dialogue après avoir découragé toutes les bonnes volontés, n'a pas indiqué si ses fidèles prendront les armes pour se battre jusqu'à la dernière cartouche. On peut cependant croire que si Mohamed Bakar refuse l'exil doré que lui proposent les médiateurs depuis neuf mois et choisit de prendre ses armes, sa vie et celle de ses fidèles seront mises en danger.

Prendra-t-il l'option coûteuse de la confrontation armée contre ce qui semble être une vaste coalition des forces africaines appuyée par l'Occident ? Nul ne le sait.

Il est clair du moins que si l'expédition d'Anjouan est couronnée de succès, l'Union africaine se trouvera mise devant une obligation : celle de la répéter désormais partout où l'ordre républicain sera troublé.

Source: Les Dépêches de Brazzaville


Commentaire:

Décidemment, si l'UA, persistant à vouloir débarquer à Anjouan, pose ses actes et déloge l'homme fort de l'île, "ce sera une grande première dans l'Histoire de l'Union africaine".  A ce moment-là, l'Union africaine aura réussi à sa mission. Ce sera aussi pour eux: "objectif rempli".
Notre question: voyez - vous ce que sa dite mission laisserait-elle derrière? Voudrions-nous qu'on nous lance des restants de nourriture périmé ou presque périmé à partir de leurs hélicoptères. Anjouan est  une île comorienne autonome comme ses autres îles soeur. La guerre n'a jamais rien résolu. Nous ne sommes pas obligés de nous convertir en medium pour voir l'évidence. Disons NON qu'un Irak s'installe chez nous! En parlant de l'Irak, cela fait cinq ans que  misère et haine se conjuguent à part les pertes humaines et les institutions détruites.

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H
L'Union africaine n'a jamais pu rien résoudre, pffff, c'est l'Europe qui est derrière elle. Elle ne sert à rien.
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