Départementalisation de Mayotte : 'Nous voulons une campagne de vérité'

Publié le par habari


Les principaux élus mahorais ont tenu une conférence de presse mardi 6 mai, au cours de laquelle ils ont exposé le calendrier menant à la prochaine consultation des Mahorais sur le statut de département. Tous ont souhaité 'une campagne de vérité'.

"Le statut de département est demandé par les Mahorais depuis 1958, et depuis, ils n'ont pas changé d'avis", a déclaré le sénateur Adrien Giraud à l'occasion de cette conférence de presse à laquelle participaient les principaux membres de la délégation mahoraise partie à Paris du 21 au 30 avril dernier (le président du Conseil général Douchina, les sénateurs Giraud et Soibahaddine, le député Aly, les conseillers généraux Abdou et Mouhoussoune). Mais, a précisé M. Giraud, "les Mahorais entendent le mot département depuis 50 ans sans savoir ce qu'il représente." Dans ce contexte, et en vue de la prochaine consultation des Mahorais prévue au début de l'année 2008 (lire ci-contre), "nous nous devons de leur expliquer ce que cela représente". Car si ce statut marquera pour le sénateur "l'ancrage définitif de Mayotte dans la France", il contient des "bouleversements" délicats, comme l'évolution fiscale.

"Nous devrons lever certaines appréhensions durant la campagne", a ajouté Ahmed Attoumani Douchina. "Certains font peur, en parlant de taxes, d'impôts, mais les Mahorais doivent savoir que cela se fait selon des règles, et qu'en France, ceux qui n'en ont pas les moyens ne payent pas d'impôts." Sur ce point, Abdoulatifu Aly a précisé que "le système fiscal en vigueur à Mayotte est le pire de la République car il favorise les riches et défavorise les plus faibles."

Au-delà de ces détails qui feront l'objet d'explications durant la prochaine campagne référendaire, l'ensemble des élus ont réaffirmé leur volonté d'être consultés le plus vite possible. Cependant, a expliqué M.Douchina, "le gouvernement veut se donner le temps d'étudier cette évolution statutaire". Des groupes de travail ont déjà été mis en place à Paris ; d'autres devraient voir le jour dans les semaines qui viennent à Mayotte. "Ils travailleront essentiellement sur le calendrier de l'intégration dans le droit commun des six domaines encore régis par la spécialité législative", a précisé le sénateur Soibahaddine.

M. Douchina a en outre indiqué avoir demandé au gouvernement de pouvoir faire voter, lors de cette consultation, les Mahorais vivant en France et à la Réunion. "C'est une demande que nous avons faîtes, nous avons été entendus mais nous n'avons eu aucune réponse" de la part du gouvernement, a-t-il précisé.

Les élus affirment également avoir mis l'accent, à Paris, sur l'intitulé de la consultation. "Nous voulons une question claire et simple, compréhensible par tous, afin que nous puissions donner une réponse sincère", réclame M.Aly. Selon M. Soibahaddine, "selon la loi, on nous demandera simplement si nous voulons du statut de département ou pas", mais "c'est au gouvernement de trancher", a rappelé M. Douchina.

Ce dernier a confirmé la volonté de la nouvelle majorité de jouer un rôle dans la région, "afin de nous affirmer." Il compte se rendre prochainement à l'île Maurice afin de rencontrer le président de la Commission Océan Indien que Mayotte veut "intégrer", et se réjouit de la promesse du gouvernement français d'intégrer les élus mahorais aux travaux du Groupe de haut niveau France / Comores chargé de trancher le conflit qui envenime les relations des deux pays depuis plus de trente ans. "Il faut montrer au monde entier que si Mayotte est française, ce n'est pas parce que la France le veut, mais parce que les Mahorais le veulent", a conclu M. Giraud.


Source: Malango
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B
QUE SE PASSE T IL AVEC LE RESEAU COMORES TELECOM ?<br /> Pour les nombreux comoriens résidant en France, la communication d'avec les Comores est devenu un vrai parcours du combattant. Au delà des nombreuses tentatives infructueuses pour avoir la ligne comorienne, une chose surprenante, voire choquante raisonne au bout du téléphone: une messagerie pornographique. Au début du message, on pourrait croire qu'on est en présence d'une personne en grande difficulté, du fait des soupirs et autres gémissements mais en écoutant plus longuement, on s'aperçoit que l'on est connecté à une messagerie téléphonique pornographique.<br /> Notre ligne téléphonique serait il vendu, en partie à des professionnels du hard, comme ce fut le cas lors de la vente du code 269 ou s'agit il d'erreurs de paramétrages des opérateurs téléphoniques? En tout cas, il serait utile que les associations comoriennes résidantes en France s’intéressent au dossier afin de lever le voile sur cette mystérieuse affaire.
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