Moussa Toybou sur les traces du président de Ngazidja

Publié le par l'anjouannais

Moussa Toybou sur les traces du président de Ngazidja ?Posté le 06.10.2008 par inoussa
Moussa Toybou sur les traces du président de Ngazidja ?Posté le 06.10.2008 par inoussa
Entre Moussa Toybou, le président anjouanais, et le chef de l'Etat, si ce n'est pas encore la guerre, ils n'ont pas, en tout cas, la même lecture de la reforme constitutionnelle que le second appelle de ses vœux. Les propos de M. Toybou, le samedi sur Djabal Tv, tranchent avec ceux tenus par le président Sambi quatre jours plus tôt, et semblent rejoindre, paradoxalement, les déclarations de l'opposition.

Pour Toybou, la préoccupation actuelle de la population n'est pas la révision de la constitution, mais l'amélioration de leur quotidien. C'est exactement ce qu'a dit, il y a seulement un mois, le député Mhoumadi Ibrahim Sidi, considéré comme l'un des farouches adversaires de Sambi, à l'occasion d'une conférence de presse à Moroni.

Il faut dire que Moussa Toybou a la réputation d'être l'homme de confiance de Sambi, qui ne s'est pas économisé pour lui offrir la présidence de l'île en juin dernier. L'on sait que Mohamed Abdouloihabi, chef de l'exécutif de Ngazidja, avait refusé, dans un premier temps, de recevoir son homologue d'Anjouan pour ses accointances avec Beit-salam.

Voilà qu'après son interview sur Djabal Tv, Toybou a vu les portes de la résidence privée d'Abouloihabi s'ouvrir à lui. Les deux hommes se sont rencontrés à Iconi, d'abord en tête-à-tête avant d'élargir l'entrevue à M. Dhoiffir Bounou et Soudjay Hamadi, les présidents des parlements de l'Union et de Ngazidja.

Le syndrome Fazul est en marche. En effet, l'on se rappelle que c'est l'ex-président de Mohéli, Mohamed Said Fazul, qui aussitôt élu, s'est retourné contre ses anciens protecteurs, la CRC du colonel Azali. M. Abdouloihabi lui a emboîté le pas.

Le président Moussa Toybou n'a pas à s'agenouiller devant un régime finissant qui ne peut rien contre lui. Au risque de se brûler les ailes et d'empoisonner ses relations avec Mohamed Ali Said et Mohamed Abdouloihabi, qui disposent encore de quatre ans avant le terme de leur mandat. Ce sont sûrement ces considérations politiques qui pourraient précipiter le désamour entre Toybou et Sambi.

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